LA VIERGE DU DUC TERRANUOVA
(Au Musée royal de Berlin).
Raphaël a quitté Pérouse1 * * 4; il vient d’arriver à Florence, et, dans le feu de ses premiers enthousiasmes, il prend la résolution de séjourner dans la ville des Médicis.«,Ve ne venue a Fiorenza. Dore arrivato , perché non gli piacque mena la città che. quell' opéré , le (piali gli parvero divine, délibéra di ahitare in essa jter alcun tempo1... » Entraîné surtout par Léonard de Vinci, il cherche à concilier son sentiment personnel avec le charme tout spécial de ce peintre inimitable. Telle est, au point de vue pittoresque, la valeur de la Vierge
I. La Vierge de la maison Diotalevi, que le catalogue du musée île Berlin attribue à Raphaël et qui appartiendrait à la première jeunesse du maître, n'a rien d’assez caractéristique pour que nous
puissions maintenir celle attribution... La Vierge, assise en face du spectateur, est le lien qui réunit Marie et les deux entants. De la main gauche elle soutient son Fils avec précaution, tandis que de la main droite elle rapproche d’elle avec une tendre familiarité le petit b' Jean. Jésus et S* Jean-Baptiste sont mis ainsi en présence, mais chacun à ra place; le premier, assis sur les genoux de sa Mère, comme sur un trône, bénit et domine le second, qui se tient respectueusement debout auprès de Marie... Ce tableau était à Rimini, dans la maison du marquis Diotalevi, où le Dr Waa-
gen l'acheta pour le musée de Berlin.