A sa droite, c’est-à-dire à la gauche du spectateur
2. Lo cadre circulaire coupe le bas de cette figure de S1 Jean- Baptiste.
La tète, qui se lève vers le Verbe, est vue de trois quarts à droite. Les yeux, grands ouverts et ne pouvant se détacher de Jésus, marquent une admiration et une soumission sans bornes. La bouche aime et prie. C’est ainsi que l’homme doit être devant Dieu, confiant et soumis, mettant à l’aimer toutes les forces de son cœur. L’humanité alors confine à la Divinité, et c’est ce qu'indique peut-être le bandeau royal qui passe dans la chevelure du jeune précurseur1 * 3. Entre Marie, Jésus et S* Jean-Baptiste, il y a, dans ce tableau, une relation étroite. La Vierge porte l’Agneau de Dieu consacré pour les péchés du monde; le précurseur, armé de la croix de son maître, sait qu’il doit le précéder dans la voie douloureuse ; tous les sacrifices sont de part et d’autre pressentis, pleinement acceptés, et l’amour divin qui anime ces trois figures efface en elles jusqu’à l’ombre de la souffrance V
Enfin une quatrième figure, celle d’un enfant plus jeune que S1 Jean-Baptiste, se tient debout de l’autre côté de la Vierge, et introduit dans l’économie de ce tableau un parallélisme qui rappelle encore la tradition de l’école de Pérouse *. Cet enfant, ayant également la tète nimbée, ne saurait faire songer que par