I. Les cheveux de ce petits* Jean-B.ipliste sont châtains
'^J. Un des dessins de la collection de l'Université d’Oxford rappelle la Vierge du duc Terranuova.
3. Ce troisième enfant est placé à la gauche de la Vierge, c’està-dire à la droite du speclaleur. Le cadre circulaire coupe une grande partie de celte figure.
anticipation à S1 Jean l’Evangéliste. Il est là dès lors comme spectateur et presque déjà comme narrateur des mystères de Jésus. Accoudé sur le genou de la Vierge et la tête levée vers le Verbe, il regarde et écoute avec avidité, afin de nous transmettre un jour l’intimité des rapports qui existèrent, dès le commencement, entre Celui qui fut « la lumière 1 » et l’envoyé de Dieu qui vint « pour rendre témoignage à la lumière *. » En présence du dogme de l’Incarnation, il est donné à cet enfant, comme il sera bientôt donné au monde, d’adorer Dieu en esprit et en vérité. Le disciple bien-aimé entend Jésus disant à S' Jean-Baptiste : « Je suis la voie, nul ne vient au Père que par moia... » Et bientôt de luimême il pourra ajouter : « Personne n’a jamais vu Dieu : mais le Fils unique, qui est au sein de son Père, vous l’a fait connaître4... »
Un fond de paysage complète celte peinture. Le jour semble baisser; la lumière est blanche à l’horizon, tandis que des teintes crépusculaires, sombres déjà, couvrent le haut du tableau. A gauche on aperçoit au loin une ville, avec ses remparts et ses campaniles; une acropole la domine ainsi qu’une basilique, pour protéger la cité et pour veiller sur elle.