I. Vasari, t. VIII, p
î. « (Lorenzo Nasi) avendo preso donna in que’ giorni, (RafTnello) dipinsc un quadro net quale fcce Ira le gambe alla Nostra Donna un putlo, al quale un San Giovannino tutto lieto porge un uccello, con molta (esta c piacere dell’uno e deli'altro. » {Vasari, L VIII, p. 6.)
images de l’amour divin, une de celles qui font naître avec le plus de vivacité l’espérance infinie. En exaltant la femme et l’enfance, Raphaël montre que ce qu’il y a de plus faible dans l’humanité devient, à la lumière de l’Evangile, ce qu’il y a de plus fort. Devant une telle Vierge et devant de tels enfants, tout fléchit et s’incline. Quoi de plus humble cependant? et avec quelle simplicité cet enseignement nous est donné ! Jésus caresse un chardonneret que lui présente le petit S' Jean, et la Vierge, au milieu de la campagne fleurie, contemple les deux enfants. Voilà tout, et cela suffit à pénétrer le cœur et l’àme jusqu’au fond.
De même que la Vierge de Taddeo Taddei, la Vierge peinte pour Lorenzo Nasi est assise sur un tertre de gazon, avec son Fils debout devant elle. Le corps légèrement penché à droite 1 vers un livre qu’elle tient ouvert de la main gauche, elle tourne la tête en sens inverse, du côté de S1 Jean, sur l’épaule duquel elle appuie sa main droite. L’ajustement est d’une grande sobriété. La robe rouge est sans aucun ornement ; un seul filet noir la borde à la hauteur du cou, qu’elle dégage par une échancrure cariée jusqu’à la naissance des épaules. Le manteau bleu, qui couvre l’épaule et tout le bras droit, découvre l’épaule gauche, tombe seulement sur l’avant-bras, et enveloppe les jambes en réservant une partie des pieds nus, posés sur un tapis de verdure. Rien de rigide