‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 64 sur 226 · Cette notice est écrite en allemand · texte numérisé non relu

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fut ensuite donnée, comme une faveur spéciale, par Marie-Thérèse à VVenceslas-Antoine prince de Kaunitz, et peu de temps après elle entra chez les Esterhazy. Elle fit alors partie de la galerie du Garten- Palast de Vienne, où nous l’avons vue encore il y a quelques années, mais qu’elle a quittée depuis 1865 pour aller à Pesth1 2. Ainsi cette œuvre aimable, née, dans un éclair de génie, sur les rives de l’Arno, est venue à Rome, où un pape des Albani l’a livrée, pour les combinaisons de sa politique, à un empereur de la maison de Habsbourg. Elle avait pris sa place « ans le cycle de peintures merveilleuses qui est la gloire de la Péninsule, et un pontife italien l’a vendue aux ennemis de l’Italie. Puis, des mains d’un ministre autrichien elle est passée dans cette famille magyare des Esterhazy Galantha qui pi étend descendre d’Attila, et la voilà maintenant reléguée , presque inaccessible aux arts, en pleine Hongrie, sur les bords du Danube, vis-à-vis des batteries menaçantes des forteresses de Bude. Image de concorde et de paix, puisse-t-elle devenir un gage d’alliance, et faire triompher l’éternelle justice, jusque sur ces rives lointaines et sans cesse agitées1.

1. En 1865, nous l’avons dil (p. 180), le prince Esterhazy a donné sa galerie à la ville de Pesth.

2. Une copie ancienno de la Vierge de la galerie Esterhazy appartenait à M. Wendelstadt, inspecteur de l'Institut de Staedel, à Francfort-sur-Mein. Après la mort de M. Wendelstadt, ce tableau resta quelque temps chez sa fille, M'"' de HofTsladt, et il Tut acheté

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