‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 77 sur 226 · V. au chapitre précédent · texte numérisé non relu

V. au chapitre précédent

bleau, ce qui suffit pour nous élever au-dessus de la terre, c’est la pureté sans mélange de ce visage de Vierge. La tête, tendue vers Jésus, se présente de trois quarts et presque de profil à gauche. Le front est haut, sans être excessif. Les cheveux, séparés en bandeaux et relevés au-dessus de l’oreille, dégagent la tempe, et s’arrangent en masses épaisses derrière la tête et jusque sur le cou'. Un diadème bleu les couronne* ; et de ce diadème part un voile, ou plutôt une draperie qui descend derrière le dos, couvre les épaules, enveloppe le bras gauche, et forme le fond sur lequel se dessinent les contours de la tête et du torse’. Les yeux abaissés vers le Rédempteur le contemplent sans étonnement; ils savent ce qu’ils voient, et, à force de simplicité, ils nous le font comprendre aussi. « Marie aimait son divin Fils comme mère, mais elle l’aimait aussi comme Vierge ; elle considérait Jésus-Christ comme une fleur que son intégrité avait, poussée1 2 3 4. •> C’est dans ce sentiment qu’elle le regarde avec des yeux plus que de mère, puisque ce sont les yeux d’une mère vierge. Tous les traits, le nez et la bouche, le menton et le galbe des joues,

1. Des nattes tressées circulent sur la nuque à travers ces masses de cheveux.

2. C'est de ce diadème que le tableau a tiré son nom : la Vierge au Diadème.

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