S1 Jean, Épit. I”. tv
bouche s’ouvre et laisse entendre des cris d’admiration. Une ferveur sans mélange anime et transfigure cet enfant, qui jouit par anticipation de l’extase des saints. Cependant il appartient à la terre, et son sentiment tout humain fait explosion d’une manière accidentelle, imprévue, passagère, presque bruyante. Il n’en est pas ainsi de la Vierge, qui, tout en vivant de la vie mortelle, a été marquée, dès le commencement, pour être le sanctuaire de la sainteté. L" lie est inaccessible à l’étonnement, parce qu’en elle le ravissement est continu, comme la pureté, comme la. soumission, comme l’humilité, comme le sacrifice. S' Jean, au contraire, qui « n’était pas la lumière', » mais « un flambeau ardent et luisant*, » selon l’expression du Sauveur, est comme fasciné par la splendeur du Christ, et c’est avec éblouissement que ses yeux se fixent sur Jésus. Voici donc la relation qui réunit entre eux les trois personnages de ce tableau. L’enfant Jésus est « la véritable lumière qui illuminé tout homme venant au monde3 4. » La Vierge est toute pénétrée de celte lumière parce qu’elle l’a conçue et portée. Enfin, dans le petit 2 S1 Jean-Baptiste, « la lumière luit encore parmi les ténèbres*, » mais ces ténèbres en sont illuminées, « afin que nous entendions que si le précurseur montre Jésus- Christ au monde,