‹ Les vierges de RaphaëlChapitre 81 sur 226 · Jean, i · texte numérisé non relu

Jean, i

?i* LES VI K KO ES DE RAPHAËL.

c’est par la lumière qu’il reçoit de Jésus-Christ même1. » Pour compléter ce tableau, Raphaël a évoqué la nature, les ruines et les souvenirs de Rome. Le lit improvisé de Jésus est adossé à un bloc de pierre oublié à gauche au premier plan de la campagne. Puis viennent des substructions qui, semblables à des remparts démantelés , précèdent des arceaux et des voûtes à demi écroulés. La végétation, qui est la vie des ruines, a envahi ces glorieux débris*. Trois petits personnages paraissent au loin , comme pour accuser la disproportion qui existe entre la taille de l’homme et la grandeur orgueilleuse de ses vues... « Qu’il se multiplie autant qu’il lui plaira, il ne faut toujours, pour l’abattre , qu’une seule mort. Mais il n’y pense pas, et dans cet accroissement infini que notre vanité s’imagine, il ne s’avise jamais de se mesurer à son cercueil, qui seul, néanmoins, le mesure au juste* A droite se dresse un pan de mu-

raille solide et sombre, servant, avec les ruines du côté opposé, à encadrer l’apparition qui se montre tout au fond du tableau. Là s’étagent les uns sur les autres les palais, les thermes, les basiliques, les visions du passé mêlées aux rêves de l’avenir, et plus loin, vers l’horizon, les hautes montagnes couronnées de

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