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Moins dangereuse que de le laisser nous suivre

opina Katia. C’est, d’ailleurs, un scélérat capable de tous les crimes.

— Tuer un homme, répandre le sang ! exclama Nadège avec effroi.

Ilfaut simplement l’acheter, reprit Wanda. Avez-vous sur vous assez d’argent ?

— J’ai quelques billets de banque.

11 s’avança auprès de l’isvostchick.

— Popoff ! appela-t-il.

Celui-ci, qui ne s'attendait pas à être découvert, tressauta sur son siège.

— Descends, j’ai à te parler.

Popoff mit pied à terre.

— Combien te donne-t-on pour nous suivre ? demanda Litzanoff.

— Mais...

— Pas de mais. Réponds.

— Je vous certifie. Excellence...

— Je te connais, tu es un drôle. Si tu ne réponds pas tout de suite, je te fais arrêter, car tu as volé le prince Kryloff. Combien te faut-il pour mentir à ceux qui t'emploient?

— Cinquante roubles argent.

— Tiens, en voilà cent, et tâche que je ne te retrouve pas sur ma route, car ce ne sont pas des roubles que je te donnerais, mauvais garnement.

Popoff remonta prestement sur son siège et fouetta son cheval qui partit à toute vitesse du côté de la Neva.

Alors les quatre amis s'engagèrent dans une ruelle fort étroite aboutissant à une rue un peu plus large où, comme dans toutes les rues de Pétersbourg, les plus belles maisons coudoient d’ignobles cabarets.

Ils sonnèrent au numéro 1 i , montèrent deux étages et frappèrent à une porte qui s’ouvrit aussitôt.

DESCENTE DE POLICE v

On les introduisit dans une antichambre assez spacieuse, où un certain nombre de pelisses étaient déjà suspendues. Ils demandèrent Padlewsky.

— C’est ici, répondit l’introducteur.

Ils entrèrent alors dans un salon où une dizaine de personnes jouaient aux cartes.

André Padlewsky vint à leur rencontre.

Il serra la main de Wanda.

— Je vous amène deux fervents néophytes, lui dit ia princesse.

En reconnaissant Litzanoff et Nadège, Padlewsky fit un haut-le-corps.

. — Quoi ! s’écria-t-il, ce mauvais sujet, cet affreux sceptique arrive enfin à la vérité?

— Voilà notre lumière, notre phare ! répondit Liîzanoff en désignant Wanda.

— Ils sont déjà là une cinquantaine, reprit Padlewsky. Mais nous serons bien ce soir une centaine, car on va discuter une importante question.

— Et où donc sont vos amis? demanda Litzarioff. Ce salon avec ces tables de jeu, ces bougies avec ces abat-jour n’indiquent guère une réunion politique.

— En effet, ce salon calme et honnête, c’est pour déjouer les surprises de la police. Ce n’est pas dans cette maison que se tient la réunion, mais à côté. Vous êtes entrés au numéro 41, qui a deux issues ; on entre également au numéro 15, qui a aussi deux sorties ; mais la réunion est au numéro 13. Ces trois maisons nous appartiennent. Les dvornicks, que nous abreuvons largement les jours d’assemblée, ne se doutent de rien. De plus, à chacune des sorties, nous avons des amis qui font le guet. Voyez-vous ces quatre sonnettes, elles correspondent aux quatre sorties. A la moindre alerte, un coup de sonnette nous avertirait d’où vient le danger, et nous ferions sortir nos amis par les issues libres. Ces quatre sonnettes sont confiées à des hommes dont je suis aussi sûr que de moi-même. Chaque fois, ils changent de costumes. Ce soir, ils sont déguisés en déciatskys (1), une autre fois en isvostchicks ; et ils se tiennent à la porte en droschky oU en traîneau, comme s’ils attendaient quelqu’un.

— Tout cela est fort bien combiné, dit Litzanoff ; mais comment sur cent personnes que vous réunissez, pou-; vez-vous supposer qu’il ne s’en trouve aucune pour vous dénoncer ?

— - Nous ne nous réunissons ici que pour les assemblées de district, c’est-à-dire très rarement. Les personnes que nous recevons sont absolument sûres. Leur position, leur fortun 3 ou leurs antécédents les mettent à l’abri de toute tentative de corruption de la part de la police. Nous les connaissons, nous en répondons tout aussi sûrement que Wanda Kryloff répond de vous. Soyez donc sans inquiétude.

En ce moment, d’autres personnes entraient.

(1) Garde-ville par dix maisons.

Padlewsky poussa un ressort à côté du poêle. Un panneau s’ouvrit, pouvant donner passage à une personne.

Ils pénétrèrent alors dans la salle des réunions.

La salle des réunions pouvait contenir deux cents personnes au besoin; elle n’avait aucune fenêtre ; elle était tendue d’une étoffe de laine capitonnée pour éteindre le son des voix. Le parquet était recouvert d’un épais tapis, pour amortir le bruit des pas. Du reste, rien de théâtral: des murs nus, de simples banquettes, et une estrade peu élevée pour l’orateur.

Quelle fut la stupéfaction de Nadège et de Litzanoff qui, parmi les assistants, en reconnurent un grand nombre appartenant à « la société, » et à des familles connues pour leur dévouement à l’empereur! Il s’y trouvait quelques notables propriétaires des environs , venus tout exprès pour assister à cette réunion. On y remarquait aussi des Polonais qu’on croyait ralliés^ de riches Finlandais, un prince du Daghestan, des banquiers juifs et des Raskolniks (1).

A ces personnages plus ou moins officiels, plus ou moins titrés* se joignaient des condamnés politiques libérés ou évadés de la prison.

Woldemar Siline monta le premier à la tribune. Il exposa la situation actuelle de la Russie, lut les correspondances les plus importantes, montra quelle impulsion une guerre inique, entreprise pour enrayer le mouvement révolutionnaire, avait, au contraire, imprimée à la propagande socialiste.

Le docteur Poloutkine succéda à Siline et, avec une logique serrée, une éloquence sobre, mais vigoureuse, il exposa les conséquences désastreuses de la guerre de Turquie i

Il termina ainsi :

— Nous sommes le peuple le plus malheureux de la terre. En nous insurgeant contre Tordre actuel, nous

(1) Anciens croyants, secte dissidente.

sommes certains de résumer en nous la conscience publique. Nobles et bourgeois , ouvriers et paysans, tous, nous sommes las de cette odieuse tyrannie. Le tzar a sacrifié trois cent mille existences pour supprimer en Bulgarie un régime beaucoup plus humain, beaucoup moins despotique que notre régime mongol. Nous venons de verser notre sang , de dépenser des milliards pour affranchir les Bulgares de l’oppression des pachas ; mais n’avons-nous pas, nous aussi, nos pachas et nos rajahs? Nous avons envoyé nos soldats en Turquie pour y porter le bonheur et la liberté. Qu’est-ce que le bonheur lithuanien? Qu’est-ce que la liberté moscovite? Avant de délivrer les autres, tâchons de nous délivrer nous-mêmes.

Jamais paysan russe a-t-il possédé une maison et une terre, comme le Bulgare de Roustchouk? Notre mujik a-t-il jamais disposé d’approvisionnements de grains semblables à ceux que récolte l’habitant de la fertile vallée de Sophia et d’Andrinople ? La Turquie a-t-elle des Klein-Michel, desMourawieff,.des Trépoff ?

Notre fléau, c’est le césarisme, qui a amolli nos os, qui en a sucé la moelle, le césarisme qui a fait de nous un peuple dégénéré. Pour conquérir notre place parmi les nations civilisées, il faut détruire de fond en comble cet édifice gouvernemental, notre honte.

On prête au tzar toutes les généreuses intentions ; mais l’enfer en est pavé. Dans un appel suprême qui lui est parvenu, nous avons tenté de réveiller la conscience impériale, si tant est qu’un empereur puisse avoir une conscience. Quelles libertés nous a-t-il données, ce magnanime empereur? Il a recousu quelques pièces neuves à un vieil habit, voilà tout.

On nous dit qu’au jourd’hui il y a des lois en Russie ; mais ces lois, les gouverneurs de province les modifient ou les transgressent impunément selon leur bon plaisir.

Il y a en Russie des juges et même des jurés; mais la police continue de faire ce qui lui plaît. Les verges ont été supprimées; mais on fouette toujours dans cette

sainte et abominable Russie. Elles étaient reléguées sous un hangar ; cependant notre frère Bogolubof vient d’être outrageusement flagellé. 11 a crié, non sous la douleur, mais sous l’insulte. Cette insulte, nous la ressentons tous, c’est nous qui sommes flagellés dans la personne de Bo-

golubof. » .

En France, on eût applaudi ce discours. En Angleterre

on l’eût accueilli par des hurrahs frénétiques. Là, aucun applaudissement, aucune manifestation bruyante, et cependant tous approuvaient ces paroles. La Russie a 1 enthousiasme calme: c’est le pays des passions abstraites, des fureurs froides, des ivresses dogmatiques.

Si les Russes ont un jour leur révolution, ils n auront pas ce ton déclamatoire de nos conventionnels. Ce n’est pas par entraînement qu’ils agissent et qu’ils parlent, mais par une conviction raisonnée, par une logique inflexible, une implacable justice.

Narkileff à son tour se leva et demanda d un ton terme

et simple : ,

— Hier, dans une première réunion moins nombreuse

que celle-ci, on a discuté, sans rien décider, quelle vengeance on devait tirer de Trépoff. Je viens donc vous demander aujourd’hui quel châtiment il mérité.

La peine du talion î crièrent un certain nombre.

— Non, la mort!

Que ceux qui le condamnent à mort se lèvent, reprit

Narkileff.

La moitié environ des assistants se levèrent.

— Le châtiment des verges serait d’une exécution trop

difficile, fit observer Komoff.

Avec les moyens dont nous disposons, rien pour

nous n’est impossible, dit Padlewsky.

— Les verges, opina Woldemar Siline, ne sont pas un châtiment suffisant pour tous les crimes que vient de révéler le procès des 193. Quatre cent cinquante prévenus, arrêtés arbitrairement, réduits à cent quatre-vingttreize, c’est-à-dire deux cent cinquante-sept prisonniers

disparus, morts de froid, de faim, ou expédiés sans jugement en Sibérie 1 Croyez-vous que ce soit trop d’une vie d’homme pour expier toutes ces cruautés ? -

-p— Oui* oui, la mort, la mort 1 Tel était maintenant le cri dominant.

— Quel genre de mort?

Ici les avis furent très partagés.

— Le traître Akime Niconoff est mort par le poignard, dit Sophron, et l’on n’a pu trouver ceux qui l’ont frappé.

— Ecoutez, reprit Padlewsky, je ne suis pas d’avis de tuer Trépoff.

De vives réclamations couvrirent sa voix.

— - Il faut que justice se fasse;

— Attendons, continua-t-il, le jour de la grande justice, de la grande colère du peuple;

— Il faudrait attendre trop longtemps, peut-être, s’écria un assistant.

— Réfléchissez, mes amis, que ce serait un assassinat.

— Dites une exécution juste.

— A quoi servira cette exécution partielle? Si vons entrez dans la voie des exécutions, ce n’est pas seulement Trépoff qu’il faudrait frapper, mais tous les magistrats, tous les officiers bleus, autrement dit, tous les représentants de la tyrannie, de l’arbitraire, tous ceux qüi pratiquent effrontément et impunément l’injustice dans le saint-empire du tzar. Et pourquoi pas alors le tzar luimême et la famille impériale ? Non, non, ne répondons pas par des crimes aux crimes qüe l’on commet envers nous. Montrons que nous avons une mOfale et une justice supérieures à celles qu’ils pratiquent.

Il fut violemment interrompu :

Pas de niaise générosité ! ils ont fait assez de martyrs; nous voulons enfin les venger et nous défendre. Padlewsky laissa passer le tumulte.

— Vous oubliez, reprit -il, qu’une exécution comme celle-là peut devenir très dangereuse pour le parti, lui

attirer de terribles représailles, entraver notre propagande, amener une recrudescence de mesures répressives, un redoublement de rigueurs envers les détenus ou les exilés.

— Tant, mieux, s'écria Poloutkine, cela comblera la mesure. Plus ils emprisonneront, plus ils flagelleront, et plus aussi ils soulèveront, l’indignation publique. Le peuple russe est un grand endormi dont la main inerte pend à son côté» Il s'agit de secouer sa torpeur, de le tirer de sa mortelle léthargie, d’armer ce bras que paralysent son long esclavage et son respect imbécile pour ses tyrans. Un coup d’éclat audacieux sera, j’en ai l'espoir, le signal attendu vainement depuis plus de vingt ans par tous les hommes qui croient à la Révolution et qui la veulent.

Ces paroles énergiques soulevèrent dans la salle une tempête.

— Oui.

— Non.

— La mort !

— Par le poignard.

— Par le revolver.

— Par embuscade.

— Publiquement.

— Audacieusement.

— En plein jour.

— Oui, toute la publicité désirable.

— Un magnifique procès.

— UnMyschkine.

— Qui sera-t-il ?

— Voulez-vous que ce soit moi? fit Litzanoft à l’oreille de Wanda.

— Non! oh! non! s’écria Nadège avec épouvante, en se serrant contre son mari.

— Quelle courageuse conspiratrice ! dit en riant Litzanoff.

La séance était interrompue. Tous les assistants s'é-

taient levés, formaient des groupes et causaient avec animation.

Katia parlait avec Véra Zassoulitch, qui était restée isolée sur un banc et qui écoutait, comme la veille, tout ce brouhaha, avec son sourire triste, un sourire d’enfant, et son regard replié.

— Si ce soir encore on ne résout rien, j’agirai, dit-elle simplement.

Elle quitta sa place et s’approcha d’un groupe qui discutait vivement. Mais elle ne se mêla pas à la discussion.

— Quelle est donc cette jeune fille ? demanda LitzanofF à Katia.

— C’est une héroïne, une martyre. Voici son histoire ; elle est épouvantable.

À peine venait-elle de terminer son éducation dans un pensionnat de Moscou, qu’elle rencontra Netchaïeff qui l’initia aux doctrines révolutionnaires.

Pour avoir rencontré Netchaïeff, écouté ses leçons, elle fut envoyée sans condamnation aux casemates de la forteresse. En vain demanda-t-elle les motifs de son arrestation, afin de pouvoir prouver son innocence; ses gardiens restaient sourds et muets. Elle avait une mère qu’elle adorait; il lui fut interdit de la voir, de lui écrire, d’en recevoir aucune nouvelle. Elle apprit enfin que sa mere était emprisonnée comme elle ; sa sœur également jetée en prison avec un tout petit enfant qu’elle nourrissait. Or, l’enfant mourut en prison de privations ; et le mari de cette pauvre mère fut condamné à vingt ans de travaux dans les mines. Le cœur sensible de Véra saignait plus encore des souffrances de ceux qu’elle aimait que des siennes propres.

Et cependant quelle triste vie lui était faite ! On lui refusait même toute occupation • : c’était la torture du secret, de l’oisiveté, de l’ennui.

Pendant ces deux années, m’a-t-elle dit, ses yeux ne virent que des geôliers et des agents de police; ses oreilles n’entendirent que le bruit des verrous, le cliquetis du

fusil, ie pas cadencé de la sentinelle et les sonneries monotones de l’horloge de la forteresse, annonçant aux prisonniers des heures vides, aussi pesantes que des siècles. Enfin quand cette pauvre fille sortit de son cachot, alors qu’elle croyait être rendue à la liberté, la police la ressaisit et l’envoya dans un gouvernement lointain, où elle fut internée, placée sous une surveillance incessante, relancée de ville en ville, de bourgade en bourgade, poursuivie partout de regards obliques, de soupçons outrageants pour un crime qu’elle n’avait pas commis. Comprenez-vous toutes les indignations, toutes les révoltes qui ont dû s’accumuler dans cette âme de vingt ans? Comprenez-vous quelle doit être son irritation, sa haine contre la police et les gens de police ?

On discutait toujours, mais rien n’était décidé, quand, soudain, un homme, le visage pâle, décomposé, celui qui avait ouvert la porte à Wanda et a ses amis, entra dans la salle, s’avança précipitamment vers Padlewsky et lui dit quelques mots à voix basse.

— Mes amis, s’écria le Polonais, la police est à la porte du numéro 11.

Il se fit soudain un silence plein d’angoisse. Tous les visages blêmirent ; car tous les assistants se virent instantanément sur la route de Tobolsk.

Siline monta à la tribune.

— Pas de folle panique, dit-il ; du sang-froid. Il y a trois autres issues : en nous divisant en trois groupes, nous pouvons effectuer noire retraite en toute sécurité. Depuis cinquante ans que je conspire, c’est au moins la vingtième fois que la police découvre le lieu de nos réunions. Soyons donc calmes, pas de lâcheté surtout. Rappelons-nous que nous avons fait à la grande cause du peuple le sacrifice de nos vies.

Nadège, toute tremblante, était prête à s’évanouir.

Sur le visage de Wanda comme sur celui de Katia et de Litzanoff, on n’eût pu surprendre ni hésitation ni crainte.

— Vous êtes aussi brave qu’un vieux conspirateur* dit Wanda à Stepane.

— Je vous jure que de ma vie je ne me -suis autant amusé. Ge sont là de vraies, de nobles émotions. Ce matin, je voulais me tuer ; je suis heureux d’avoir attendu, ajouta-t-il à l'oreille de Wanda.

Elle leva sur lui son beau regard profond et doux.

— Un suicide stérile ! Vous voyez que, parmi nous, les occasions ne manquent pas de sacrifier sa vie.

Padlewsky s'était rendu dans le salon d’entrée du n° 44 pour fermer les portes, les assujettir avec de lourdes ferrures, afin d’avoir le temps, pendant que la police les forcerait, d’assurer la retraite des assistants.

Mais il revint bientôt et dit avec calme :

— La situation est grave, plus grave que je ne le pensais tout à l’heure : les quatre issues sont gardées par la police.

Il ne s’éleva pas un murmure) pas un cri d'effarement. Seulement, il semblait qu’on entendît battre les cœurs dans les poitrines.

Padlewsky reprit, toujours impassible :

— Il est évident que nous avons été vendus. Il y a un traître parmi nous.

Tous s’entre-regardèrent.

— Quel est-il ? Peu importe ! le lâche sera puni par l’inutilité même de sa délation. Si j’ai paru un instant inquiet, c’était une épreuve. Pardonnez-la-moi; vous êtes tous des héros. Dans l'installation de cette salle, la délation a été prévue. Il y a une cinquième issue, connue de moi seul. Les quatre portes sont fortement barricadées; la police, pour les faire sauter, mettra bien une demidieure* Nous avons donc le temps d’opérer notre sortie avec calme. Du silence surtout.

Alors André Padlewsky tira un cordon dissimulé dans Un repli de la tenture. La tenture s'écarta; il ouvrit une porte et tous les assistants) un par un, s’engagèrent dans un escalier tournant fort étroit. Ainsi qu'un capitaine de

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vaisseau naufragé reste le dernier sur le pont, ainsi Padlewsky ne consentit à descendre qu après avoir opeie le sauvetage de tous les assistants. Il rétablit la tenture, referma sur lui la porte secrète. En ce moment on entendait des coups de hache ébranler les portes.

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