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A dix neuf ans, il écrit, sous le pseudonyme «le M11, Pauline \.... des poésies qui paraissent dans le Mercure el lui valent dea compliments galants. De Paris, on engage la mystérieuse Inconnu* continuer! envoi de vers qu elle tourne i j"li ne- ni . Charles Dovalle sourit des galanteries, mais prend .ni sérieux les compliments adressés ;• l'auteur.
Il vient à Paris pour achever ses études juridiques ; mais les travaux de jurisprudence n'absorbent pas complètement son activité in I ♦ • 1 1 < • < * tuelle : il veut écrire: il public des vers dans le Mercure, le Figaro^ le Journal des Salons : il se lie avec Béranger, l'ami des jeunes, le chansonnier patriarche, heureux de grouper autour de lui tous les débutants qui travaillent a son apothéose. La critique encourageai! Dovalle qui se grisait, l<malheureux, des éloges reçus.
Il commit un jour rétourderie d'insérer un moi un peu vif, dans son journal, contre le directeur des Variétés. Un duel fut décidé : la rencontre eut lieu à Clignancourl ; à la quatrième halle le jeune écrivain tomba frappé ; il mourut quelques heuri après. On retrouva sur lui le portefeuille qui renfermait ses derniers vers ; la halle qui l'avait tué avait mutilé au passage la poésie dernière que. par respect pour le poète, on publia telle quelle, incomplète et, pour ainsi dire blessée.
Une parole un peu vive ! Et ce fut la fin d'une existence peut-être féconde et précieuse pour les