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Journal, 4 juillet

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reproductions de paysages : il y ;i de la transparence de La distinction, <!<• la réalité dan criptions champêtres; il esi peut-être de tous nos écrivains celui qui se rapproche le plus des lakû anglais; il fui l'un de ceux en tous cas <jui. depuis Théocrite et Virgile, onl le mieux saisi l'immense circulation de vie <jui s'échappe des choses et des êtres avec le plus grand Luxed'imi \ et de coloris1.

Maurice était essentiellement poète, mais il excellait surtout ;i écrire en prose. C'esl La prose de GuériD qui est sa poésie achevée : les vers de Guérin ne sont que des ébauches. »

Guérin fut souvent accusé de panthéisme. Il paraît qu'il se défendit lui-même de ce reprochi En tous cas, il ne raisonnait pas son erreur et on peut affirmer qu'il ne partageait pas 1<'- théoi dangereuses des philosophes allemands du commencement du siècle sur l'identification des <ontraires, sur les différences et les contradictions du

i. Mémorandum' mars 1838 :« Je di ne aujourd'hui avec.Mœlibée Guérin, le plus dandy des amoureux de la nature. »

±. Trébutien rapporte dans un post-scriptum à sa préface que Guérin lisant à l'un de ses amis, à la Chênaie, quelques passades de son journal eut l'occasion de protester contre toute accusation de panthéisme. On lui reprochait une expression que l'Ecole panthéiste pourrait peut être interpréter en sa faveur : « A ma réflexion complètement inattendue. Guérin répondit d'abord par ce sourire involontaire que fait presque toujours naître en nous la pensée subite d'une chose invraisemblable: mais comme il vit que j'insistais, il se justifia sans peine de tout soupçon de panthéisme » et au surplus Maurice offrit, s'il se trompait, de se soumettre.

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fini et de l'infini. Mais il avait instinctivemenl une tendance à diviniser la nature el à se rapprocher (Telle le pi us possible, il ne partageait certes pas l'opinion de ceux qui suppriment la cause première el la créatrice du monde.

Il esl vrai que, dans certaines pages, Guérin, par ignorance philosophique, disperse son admiration sur la nature avec un élan presque adorateur et religieux. On comprend alors, que de> auteurs, heureux peut-être d'atténuer ou d'effacer la teinte profondément religieuse du talent de Maurice de Guérin, aient argué de quelques-unes de ces pages pour prononcer le mot de panthéisme.

Eugénie défendit son frère contre celle accusalion : personne mieux que Caro1, ne démêla le vrai caractère de Guérin à ce sujet : il explique bien que dans les effusions panthéistiques de Maurice nous sommes en présence d'un poêle et non d'un philosophe. Personne n'est moins philosophe que lui. Les mois et les idées scientifiques faisaient peur à son esprit ondoyant qui avail toutes les flexibilités des lianes, mais nullement la solidité des grands arbres : il s'entendait fort peu en systèmes, doctrines, raisonnements on déductions. Il avait, en général, une insuffisance •'! unmauvais goût philosophique notoires.

Il écrivit rarement pour le public; on connaît

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