I. A. Tonnelle, Réflexions et pensées diverses, p
s' étant l'ait une loi <lu respecl que l'on doit à ><>imême et aux autres. C'est ainsi que dans son sl\le ou dans les saillies de La conversation, il évitait scrupuleusement aussi, l'ironie, cette Forme homicide et tentante de l'esprit.
Ses aspirations vers l'au-delà, son besoin de repos, trouvent à chaque page l'occasion de s'exprimer. '< Ainsi, dit-il, nous vivons an milieu d'un flux perpétuel, et pourtant, le repos, de quelque nom qu'on le désigne, bonheur Infini, beauté, amour, vérité, le repos de l'esprit et le repos du cœur, le repos fait comme le fond de nous-mômes et le principe de notre être ; et chaque fois que, fatigués du mouvement de la vie, nous regardons en nous, nous trouvons l'idée et le désir1. »
Qu'il parle des luttes de ce monde, pleines d'efforts impuissants, qu'il se plaigne du vide Laissé dans L'âme par l'expression môme la plus parfaite delà beauté et de la vérité terrestres, qu'il déplore le> bégaiements des Langages humains ou L'assujettissement douloureux à la matière, c'est toujours sous l'empire de la même pensée dominante qu'il écrit, qu'il agit et celle pensée, le P. Gratry la résumait en disant de lui : « 11 n'a rien entrepris sur la terre, mais il a connu Dieu. » Sa vieentière, en (Miel, n'est qu'un ellort constant pour s'élever