‹ Les vies closesChapitre 41 sur 64 · TORNtLLÉ, Du lanquqe, p · texte numérisé non relu

TORNtLLÉ, Du lanquqe, p

LES VI Efl CLO

davantage el s'élancer au-delà des bornes étroites qui rapetissent I horizon li umain. Il puisai I force morale dans la certitude de ba foi qu'aucun doute n'effleure, de sa foi toul ensemble raisonnée, s'appuyani sur des bases philosophiques, mais ardente aussi, mystique, pleine des désirs •'•■■ ncls. << ll;is-ciiil)lr]' |;i quintessence de toul ce qu il \ b de plus doux Ici-bas, cela n'approche pas de l,i douceur qui nous attend et c'est une réalité. Tressaillements ! Joie1 '.

Que de feuillets de son œuvre si courte renferment aussi la traduction de cette autre idée qui l'obsédait : le sentiment de sa mort hâtive. Que de pages il faudrait citer, pénétrées d'une mélancolie douce et dans lesquelles se découvre la prescience de l'existence bientôt interrompue. On dirait la vision de l'avenir qui devait être si bref. Notre action ne laisse pas plus de trace que le sillon qui se creuse dans l'onde entre deux vagues: ou tout au plus que le sillon tracé sur le dos de la plaine pour la moisson prochaine, et qui, les «;}'i- rentrés, sera comblé par la charrue qui creusent de nouveaux et aussi fugitifs sillons pour les moissoi venir. Qu'avons-nous jamais édifié qui ne s'écroule, ou qu'avons-nous réuni qui ne se disperse. »

Ces préoccupations si élevées ne nuisaient pas à l'égalité de son humeur, ni à son mode de vie.

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