‹ Les vies closesChapitre 47 sur 64 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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doil Qous servir. Ne mou- laissons pas amollir par des plaisirs faciles. La vie pour soi seul n est plus permise. Il était, il \ a quelque temps, d'u

<lc ue pin- croire a rieE qu'à la jouissant i toutes les passions mauvaises. L'égoïsme doil Fuir et emmener avec Lui cette fatale gloriole de mépriser loiii ce < 1 1 1 i eta.il honnête et bon... Aujourd'hui la République nous commande à tous la vie pure honorable, sérieuse, el nous devons tous payer à la patrie, ei au-dessus de la patrie, L'humanité, l<i tribut de notre corps et de uotre âme '... »

Regnault accomplissail simplement, courageusement sa tâche, pensant qu'aux heures si douloureuses, la consolation <it Le soutien no sont pas ailleurs. Ses chefs, en récompense de ses servii avaient voulu l'élever au rang d'officier. Voici en quels termes il refusa cet honneur... Mon exemple peut rendre plus de services que mon commandement. Décidé à supporter sans broncher le- fatigues et les ennuis du métier, sans en éviter aucun, à être le premier aux corvées et le premier an feu, j'espère entraîner à ma suite ceux d<i mes camarades qui seraient portés à se plaindre et à hésiter. Vous avez en moi un bon soldat ; ne le perdez pas pour en faire un officier médiocre. »

Cette lettre fut écrite le 18 janvier, la veille de Buzenval, la veille de la mort tragique.

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