‹ Les vies closesChapitre 53 sur 64 · NAPOLÉON, PRINCE IMPÉRIAL · texte numérisé non relu

NAPOLÉON, PRINCE IMPÉRIAL

M \ PARIS, K> M A lis 1856 M o HT MX SOLDAI v ITIOTOB1

Alllliu B CBN IHÀLK, i'r JUIN 1879

LES \ns CLOSES

M o i ■ I en soldat! Pour brève qu'elle soit, l'épitaphe esi digne <lu petit neveu de Napoléon cl la Légende n est pas diminuée. I ne couronne de lauriers, avec une inscription affectueuse «I»- la reine d'Angleterre, orne cette tombe. Un prie-Dieu en velours violel atteste les visites quotidiennes de la mère désolée. Peut-être, un jour, L'amnistie des grands morts sera-t-elle prononcée et alors le dernier vœu du Prince pourrait être exaucé.

« Je désire, écrivait-il dans son testament, que mon corps soit dépose auprès de celui d<- mon père, en attendant qu'on les transporte tous deux là où repose le fondateur de notre Maison, ail milieu de ce peuple français que non- avons, comme lui, bien aimé. »

On peut adresser au Prince impérial un des premiers éloges dont un homme ait le droit d'être fier : on peut dire de lui qu'il fut une c<>/i^,r,,<< : et la conscience est si belle qu'elle en impose à tous. Parfois, elle se trompe, parfois même, involontairement, elle peut tromper autrui; mais elle ennoblit jusqu'aux erreurs commises, car les erreurs sont alors toujours loyales et désintéressées. Louis-Xapoléon est parti, martyr de son nom «'[ martyr des rêves de gloire qu'il ambitionnait. Il n'est pas revenu, mais sa mémoire, lointaine déjà et presque effacée, est respectée quand on l'évoque, comme on respectera toujours en France ceux qui ont eu l'âme pleine de droiture, de vaillance et de

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