LES VIES CD >I
sière. Dès 1880, Basante fut sérieusement comp mise. Elle eut mal à la poitrine, elle devint sourde : -"ii- les atteintes incessantes «lu mal <]ui allait l'emporter, elle pense à sa lin prochaine, mais In iiktI m- l'effraye pas : ce qu'elle redoute surtout, c est la vie Morte , et elle nomme ainsi la lie obscure, silencieusej ignorée, -un- rien de ce qui donne la notoriété <>n l;i gloire. Elle ;i parfois dans son journal des mots comme ceux-ci: • <>ni. je suis poitrinaire, et ça marche! i Tous les médecins du monde ne la trompent pas-; quand l'aiguillon <l u mal est trop fort, elle a des semblants de révolte contre la Providence; mais, malgré quelques mots d'indifférence un peu sceptique, on peut affirmer qu'elle était croyante. Elle priaitmatinet soir.
Au printemps de t884 elle commença un grand tableau : « Dans le vieux jardin de Sèvres, une jeune, fille assise sous un pommier <ti Qeurs, un sentàôrqui s'en va au loin, et portant des branches d'arbres fruitiers en fleurs, del'berbe très fraîche, des violettes et de petites Qéurs jaunes. La femme esl assise el rêve les yeux fermés et la tête appuyée dans la main gauche, le coude sur le genou. doit être très simple et on doit sentir les effluves du printemps qui font rêver la femme. »
.Marie Bashkirtseff ne se disait pas. sans doute que les neiges d'avril qui tombent des pommiers fleuris et blanchissent lestêtes blondes devingl ans sont parfois glacées el donnent la mort. En travail-