Mot de Challemel-Lacour, rapporté par M. Hanotaux
."''. i i H \ il- I i OSES
telle obstination de volonté qu elle s'est découra^ ets'est prise à douter. Trop souvenl on n'a voulu voir en elle - qu'une valeur d'attente . qu'une
valeur à Longue échéance1 : ei L'échéance ne venait jamais.
D'autres jeunes hommes on! échoué pour avoir vécu dans une contemplation incessante. Tout Leur temps s'est passé à attendre je ae sais quel événemenl qu'ils définiraient mal eux-mêmes, m ils attendent toujours, et, au momenl où La \ ie leur échappe, ils s'aperçoivenl qu'ils n'ont rien fait. Ces contemplatifs sont un peu les parasites de l'existence: chacun doit plus ou moins apporter sa part au grand banquet de La \ i»\ et ceux qui n'apportent rien n'ont pas droit au partage du butin.
Au lieu de demeurer émerveillés devant L'organisation magnifique de L'univers, devant L'infinité des rouages qui le mettent en mouvement, et s'enchevêtrent et se combinent à merveille, ils n'ont vu partout que contradictions sans fin : le heurt des êtres et des choses les a amenés à une lassitude voisine du découragement. Ils n'ont pas compris que non seulement il fallait accepter les événements tels qu'ils se déroulent quand notre volonté ne peut les diriger ou les préparer, mais qu'il fallait surtout s'accepter soi-même et tirer le meil-