‹ Les vies closesChapitre 9 sur 64 · Prévost-Paradol, ouvrage cité · texte numérisé non relu

Prévost-Paradol, ouvrage cité

■2. Un magistrat au \\r siècle : Estienne de i par

M. Francisque Hibasque, avocat général*. Agen, 18

I l - VIES CLOSES

Comme magistrat, il parvint à se distinguer même entre ses collègues, enti hommes in-

tègres jusqu'au sacrifice ei dispensateurs d'une justice impartiale. Passionnés d'indépendance, jaloux de leurs prérogatives professionnelle hommes, au 1 1 1 î 1 î « * 1 1 desquels La Boëtie avait pris place, avaient surtout un grand amour et un grand respect de la justice, et, dans les temps troublés où ils vivaient, il- savaient cependant trouver, dans leur conscience L'appui, La force et L'indication pour la rouie a parcourir. Placés entre l<devoir et L'intérêt, ils choisissaient simplement le chemin qui mène au devoir. Tout le secret de la supériorité morale, de La vertu, «le l'honnêteté, comme on disait au grand siècle, se trouve en résumé dans ce Beul choix ei dans La façon dont on a su le faire. « 11 fui grand, on effet, ce magistrat modeste qui, parmi !<•- vestiges de l'anarchie, ne connut d'autre guide que la règle et La loi: «pii eut l'énergie plus périlleuse qu'il ne semble, de demeurer éloigné de tous les extrêmes, de résister à tous les entraînements, qui consacra <'iilin l'ardeur de ses efforts au service de la tolérance et de la modération, ces deux filles de la justice* ». Cette modération, alliée à beaucoup d'énergie, à une droiture sûre d'elle-même et à une générosité native, avaient valu à La Boëtie l'honneur d'être désigné pour certaines missions importantes et

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