‹ Les Vies des Pères des déserts d'OrientChapitre 11 sur 61 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

à fait appeler moines, c'est-à-dire, seuls ou singuliers, ceux qui Font embrassée. Il semble qu'on ne les a pas ainsi nommes précisément parce qu'ils habitaient seuls dans les déserts, mais à cause de la singularité de leur vie ; et c'est apparemment dans ce sens que Gratien Fa entendu, lorsqu'en citant un canon du concile de Nicée, il dit : « La vie des moines doit être ic *»»c « différente de celle des autres chrétiens, comme le porte leur « nom, puisque moine en grec est la même chose que singu- « lier en latin ; » et l'auteur de la Hiérarchie ecclésiastique dit que les moines sont ainsi appelés à cause de la singularité de c. 6. ^eur vie.

| C'est dans le même sens qu'on peut appeler l'Église naissante de Jérusalem du temps des Apôtres, un corps, ou une communauté de moines, puisqu'on y suivait fidèlement les conseils évangéliques, surtout dans la communauté des biens ; ce qui a fait dire à saint Basile, à saint Jean Chrysostome, à Cassien, Bas.const., que la discipline des Cénobites a commencé dès le temps dès chrw., t. 2.

in act. Casa.

Apôtres, et que les moines ne vivent pas autrement que les coiu8,c.io, premiers fidèles de Jérusalem.

Ainsi, l'état monastique considéré comme une profession expresse des conseils évangéliques, a Jésus-Christ pour instituteur, les Apôtres et les premiers fidèles pour modèles, et c'est sur eux que se sont réglés dans tous les temps, ceux qui dans la suite ont embrassé cette institution. En l'entendant ainsi, il n'est pas difficile de prouver qu'il y a eu une succession de moines depuis les Apôtres jusqu'à saint Antoine ; car on ne saurait douter qu'il n'y ait toujours eu dans l'Église de fervents chrétiens de l'un et de l'autre sexe, qui ont fait une profession particulière de pratiquer les conseils de Jérus- Christ. Mais tout le monde n/envisage pas l'état monastique

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