‹ Les Vies des Pères des déserts d'OrientChapitre 19 sur 61 · INTRODUCTION. XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXV

semblaient trop courtes pour s'appliquer à Dieu, et ils oubliaient même les nécessités du corps, tant l'amour de la contemplation les charmait par ses attraits et par sa douceur.

« Ils renonçaient à toutes richesses, dignités, honneurs, amis et parents. Ils ne désiraient rien de toutes les choses du monde ; à peine prenaient-ils ce qui était nécessaire pour la vie ; et lors même qu'ils étaient obligés , par une nécessité inévitable, à s'assujettir au corps, ils ne pouvaient se rendre à cette servitude qu'avec douleur.

« Ils étaient pauvres des biens de la terre, mais riches en grâces et en vertus.

« Tout leur manquait au dehors ; mais au dedans ils étaient remplis des dons et des consolations du Ciel.

« Ils vivaient comme étrangers sur la terre ; mais ils étaient les plus chers amis du Sauveur. Ils passaient pour un néant dans leur propre estime et dans celle du inonde ; mais ils étaient précieux aux yeux de Dieu, et chéris de lui comme ses véritables amis.

« Ils vivaient dans une humilité sincère, dans une obéissance simple, dans une charité et une patience parfaite, et ainsi ils s'avançaient tous les jours dans la vie de l'esprit et étaient comblés de grâces.

« Ce sont là les modèles que Dieu a donnés pour toutes les âmes pures et religieuses ; et leur exemple doit être plus puissant pour nous rendre fervents dans le bien, que celui d'un si grand nombre de tièdes pour nous relâcher. »

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