X INTRODUCTION
inspiraient l'amour des vertus et leur en montraient la pratique. Ils n'o:it aspiré qu'à savoir Jésus-Christ crucifié et qu à acquérir la science du salut. »
« Tout occupés du soin de leur àme, ils se séparaient de tout ce qui pouvait les en distraire. Ils ne travaillaient qu'a se pu rifier de leurs péchés par la componction et la pénitence ; quà combattre leurs passions par la violence évangélique ; qu'à acquérir l'habitude des vertus par une continuelle pratique. Ils renonçaient aux richesses, aux honneurs, aux aises de la vie ; ils s'efforçaient sans cesse d'épurer leur cœur des vaines affections de la terre ; ils tendaient à Dieu par toute l'ardeur de leurs désirs; ils s'élevaient à lui par la méditation presque continuelle des vérités qu'il nous a révélées, et par la contemplation de ses perfections adorables ; ils dressaient dans le fond de leur àme comme un autel sacré, sur lequel ils s'offraient tous les jours eux-mêmes à ce souverain Maître en victime et en holocauste, parla mortification, l'adoration, la louange, l'ac* tion de grâce et la plus pure charité. »
Tels ont été les vrais solitaires du christianisme. Nous n insisterons pas sur leurs vertus : on va lire leur histore, on va toir leurs œuvres, et tout éloge pâlirait devant la réalité. Bornons-nous à dire brièvement que les saints Pères ont regardé les travaux et le genre de vie des solitaires comme une des gloires de la religion. Saint Augustin, parlant de la vérité et des mœurs de l'Église catholique, s'est attacké à relever leur sainteté comme il a relevé la chasteté des vierges. Il a remarqué que ces deux états étaient deux des plus précieux ornements de l'Église et que cette épouse de Jésus-Christ, environnée de variétés, selon l'expression du Prophète, ne se glorifie pas moins aux yeux de son céleste Époux de l'éclat qu'elle