II
LES VIES d'artistes
une galerie dorique très belle, semblable au Colisée des Savelli (i)^ avec deux ordres superposés ; mais au lieu de colonnes engagées, il mit des pilastres et la construisit toute en travertin. Au-dessus, il disposa un deuxième ordre ionique^ percé de fenêtres, qui lui permit d'arriver au niveau des premières chambres du palais papal et de celles du Belvédère, et de faire une galerie de plus de quatre cents pas donnant du côté de Rome. L'autre, du côté du bois, fermait le vallon qui avait été aplani pour recevoir toute l'eau du Belvédère, et une belle fontaine. De tout ce projet. Bramante ne termina que le premier corridor qui sort du palais et va au Belvédère, du côté de Rome, à l'exception de la dernière galerie qui devait être au-dessus. On avait jeté les fondations de la seconde, face à l'autre, du côté du bois, lorsque la mort vint frapper Jules II et son architecte. Elle vient d'être presque achevée par Pie IV. Il construisit encore la partie qui touche, du côté du Belvédère, au Musée des statues antiques, avec la disposition des niches, et de son temps on y plaça le Laocoon, statue antique des plus remarquables, l'Apollon et la Vénus. Léon X fit ensuite placer le reste des statues, comme le Tibre, le Nil et la Cléopâtre, et Clément VII quelques autres. Du temps de Paul III et de Jules III, on y fit divers travaux d'agrandissement extrêmement coûteux. Si Bramante n'avait pas eu affaire à des ministres si avares, il aurait pu montrer combien il était expéditif, et combien il entendait merveilleusement la construction. Il poussa les travaux du Belvédère avec une activité prodigieuse ; son ardeur était telle, et d'autre part le pape était si impatient, voulant voir les constructions non pas s'élever mais sortir de terre, que les ouvriers tiraient de jour en présence de Bramante le sable eî la terre dure dont ils se servait la nuit pour les fondations. Ce zèle mal entendu a été cause que la bâtisse éprouva des tassements et des lézardes, et menace ruine aujourd'hui ; et même quatre-vingts brasses de ce corridor s'écroulèrent du temps de Clément VII, et furent relevées par Paul III, qui de plus a été obligé de reprendre les fondations et de renforcer les murs. Il y a encore au Belvédère, de la main de Bramante, plusieurs escaliers d'une grande variété suivant leurs emplacements ; ils sont d'après les trois ordres et admirablement exécutés. On dit qu'il avait fait un modèle de tout l'édifice, qui était une chose merveilleuse, comme on peut en juger par le commencement de cette œuvre restée inachevée. Il fit encore un escalier en spirale, si doux qu'on peut le monter à cheval, et porté sur
(i) Ou Théâtre de Marcellus.
BRAMANTE d'uRBIN
des colonnes dont les ordres se succèdent, l'ionique au dorique, le corinthien à l'ionique ; l'idée lui en fut inspirée par l'escalier de San Niccolo, à Pise, dont nous avons parlé dans la vie de Giovanni et Niccolo Pisani. Le pape, qui l'aimait beaucoup, lui donna pour le récompenser l'office du Plomb, pour lequel il inventa une machine pour sceller les bulles au moyen d'une vis à pression.
Bramante le suivit à Bologne, quand cette ville revint aux États de l'Église, en ^506; il s'employa à d'importants travaux pendant la guerre de la Mirandola. Il apprit quantité de choses d'architecture à Raphaël d'Urbin, et l'aida à mettre en perspective les édifices des fresques dans la salle du pape où se trouve le Mont Parnasse. Dans cette salle, Raphaël fit le portrait de Bramante, qui semble mesurer une figure au compas (i).
Le pape résolut de mettre dans la Strada Giulia, redressée par Bramante, tous les édifices et tribunaux de Rome, placés jusque-là dans des endroits très incommodes. Bramante commença alors un palais à San Biagio, sur les bords du Tibre, dont il reste un temple corinthien non terminé (2). C'est vraiment dommage qu'une œuvre si grandiose et si utile n'ait pas été achevée, car elle était regardée par les gens du métier comme la plus belle chose qu'on ait vue dans ce genre. Il fit encore, dans le premier cloître de San Pietro à Montorio, un temple circulaire en travertin (3), dont les proportions, l'ordre et la variété sont telles qu'on ne saurait imaginer édifice plus gracieux ni mieux compris. La beauté en serait encore plus grande, si toute la construction du cloître avait été achevée conforme à un de ses dessins. Il construisit au Borgo le palais qui appartint ensuite à Raphaël d'Urbin (4), et qui fut bâti en braques et en ciment, avec des colonnes doriques et des bossages d'ordre rustique, construction très belle et faite dans une manière nouvelle de mouler les ornements. Entre autres modèles de palais et d'églises qu'il donna également, et qui ont été élevés à Rome et dans les États de l'Église, il fit le dessin et le projet d'ornementation de Santa Maria di Loreto, qui fut ensuite continuée par Andrea Sansovino.
Telle était la puissance de génie de ce merveilleux artiste qu'il fit un projet grandiose pour redresser et restaurer le palais du pape. Son esprit s'était enflammé encore en voyant l'énergie et la volonté du pape être
(1) Dans la fresque de l'école d'Athènes.
(2) N'existe plus.
(3) Qui existe encore.
(4) N'existe plus.
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d'accord avec les conceptions de son propre génie, en sorte qu'apprenant que le pape avait l'intention de jeter à terre l'église de Saint- Pierre pour la refaire à nouveau, il lui soumit quantité de dessins, entres autres un admirable projet où il plaçait deux campaniles encadrant la façade, comme on le voit sur le revers des médailles gravées par le fameux Carradosso (que Jules II et Léon X firent frapper par ledit Carradosso. excellent orfèvre, qui n'eut pas son pareil pour faire des coins), et sur la médaille fort belle faite par Bramante luimême. Le pape, ayant donc résolu de commencer l'immense et formidable entreprise de Saint-Pierre, fit détruire la moitié de l'ancienne basilique et jeta, avec sa rapidité habituelle, les fondations de la nouvelle (i), désireux d'édifier une œuvre qui surpassât en beauté, en grandeur et en richesse tous les monuments de Rome créés par la puissance des princes, l'art et le génie de tant de vaillants maîtres. Les constructions s'élevèrent jusqu'à l'entablement avant la mort du pape et de l'architecte, et l'on voûta les arcs reposant sur les quatre gros pilastres avec autant d'art que de rapidité. Bramante voûta pareillement lachapelle principale où est la niche, s'appliquant en même temps à activer la construction de la chapelle dite du roi de France (2). Il trouva le moyen de faire d'un seul coup l'ornementation de ses voûtes, en édifiant leur intrados en stuc sur des cintres reproduisant en creux les sculptures et les feuillages des voûtes, et il se servit aussi pour voûter ses arcs de ponts suspendus, que nous avons vu depuis employer par Anton da San Gallo. La corniche intérieure qui court le long de la partie que termina Bramante est d'une telle élégance qu'on ne pourrait la modifier sans la gâter. On voit encore, dans ses chapiteaux ornés de feuilles d'olivier, ainsi que dans la partie dorique de l'extérieur, quelle était la puissance de son génie. Si ses forces y avaient répondu, il aurait certainement produit plus de merveilles qu'il ne fit ; les architectes qui lui ont succédé, après sa mort, firent subir tant de changements à son plan primitif, qu'on peut dire qu'il n'en reste plus rien, si l'on excepte les quatre arcs qui soutiennent la tribune. Raphaël d'Urbin, Giuliano da San Gallo et Fra Giocondo de Vérone, qui continuèrent son œuvre après la mort de Jules II, commencèrent à l'altérer; ensuite Baldassare Peruzzi le modifia encore en construisant dans la croisée la chapelle du roi de France, vers le Campo Santo ; puis, sous Paul III, Antonio da San Gallo le changea entièrement. Enfin Michel-Ange
(1) La première pierre fut posée le i8avrili5o6, sous le pilastre de la coupole auquel est adossée la statue de sainte Véronique.
(2) C'est à dire le bras sud de la croix.
BRAMANTE d'uRBIN
Buonarroti supprima tout ce qu'il y avait de superflu, et ramena l'édifice à cette beauté et à cette perfection auxquelles les autres n'avaient jamais songé. C'est son œuvre, quoi qu ii m'ait dit bien souvent qu'il ne faisait que suivre les idées de Bramante et que les véritables auteurs d'un édifice sont ceux qui en donnent lespremiers le dessin (i). Le projet de Bramante apparaît démesuré, quand on considère la. maigre continuation que l'on a donnée au commencement grandiose des travaux. Si, au contraire, il avait donné un début moindre à ce monument étonnant, ni le génie de San Gallo et des autres, ni celui de Buonarroti lui-même n'auraient pu ensuite le transformer en plus grand.
On raconte qu'il était si désireux de voir avancer ses travaux qu'il détruisit dans la vieille basilique beaucoup de belles choses, telles que des tombeaux de papes, des peintures, des mosaïques et quantité de portraits de personnages illustres qui se trouvaient dans cette église, la première de la chrétienté (2). Il conserva seulement l'autel et l'ancienne tribune qu'il entoura d'un magnifique ornement dorique en pépérin, pour que le pape pût y réunir sa cour et les ambassadeurs des princes chrétiens, lorsqu'il vient célébrer la messe à Saint-Pierre. La mort empêcha Bramante de terminer cet ouvrage qui fut ensuite terminé par Baldassare Peruzzi.
Bramante était d'un caractère gai et bienveillant, et il s'appliqua toujours à aider les siens. Il aimait les hommes bien doués du côté de l'esprit et leur rendait tous les services possibles, comme on peut s'en rendre compte par ce qu'il fit pour le charmant Raphaël d'Urbin qu'il appela à Rome (3). Il vécut toujours d'une manière honorable et splendide, une fois arrivé au rang que lui valurent son mérite et son génie et n'hésitait pas à dépenser. Il se plaisait à la poésie, aimait à entendre et à improviser lui-même sur la lyre, et composa quelques sonnets qui ne sont pas sans mérite. Estimé et recommandé par les prélats et les seigneurs qui le connurent, sa renommée, immense de
(1) Extrait d'une lettre de Michel-Ange à Bartolommeo Am manati : On ne peut nier que Bramante ait été excellent en architecture autant qu'aucun autre Tait été depuis les anciens jusqu'à nos jours. Il posa la première pierre de Saint-Pierre, et fit sa construction non confuse, mais claire, nette, lumineuse, et complètement isolée, de manière à ne nuire à aucune partie du palais pontifical. On la regarda comme une belle œuvre, comme c'est manifeste encore maintenant, en sorte que quiconque s'est éloigné du plan primitif de Bramante, comme l'a fait San Gallo, s'est éloigné de la vérité.
(2) La plupart au contraire furent conservées.
(3) Et qui était son parent éloigné. Bramante le désigna pour son successeur.
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son vivant, s'accrut encore après sa mort par l'interruption de la construction de Saint-Pierre qui dura plusieurs années. Il vécut soixante-dix ans ; on lui fit de magnifiques funérailles auxquelles assistèrent la cour du pape et tous les peintres, sculpteurs et architectes qui se trouvaient à Rome. Il fut enseveli à Saint-Pierre en 1514(1).
Sa mort fut une grande perte pour l'architecture, car il y ajouta quantité de découvertes qu'il fit dans les' autres arts, telles que la manière de faire les voûtes en caisson et le stucquage, qui tous deux étaient pratiqués par les anciens, mais qui avaient été perdus depuis la ruine du monde antique jusqu'à son époque. Ceux qui vont aujourd'hui mesurant les œuvres antiques d'architecture trouvent dans celles de Bramante non moins de science et de dessin. Aussi peut-il être regardé par tous ceux qui exercent cette profession comme un des génies les plus rares qui aient illustré notre siècle.
Fra BARTOLOMMEO di SAN MARCO
Peintre florentin, né en i45y, mort en iSir
Bartolommeo, ou Baccio (2), suivant le diminutif toscan, naquit à la villa Savignano, près de Prato, qui est à dix milles de Florence. Ayant dans son enfance montré non seulement du goût, mais de .l'aptitude pour le dessin, il fut placé, par l'entremise de Benedetto da Maiano, dans l'atelier de Cosimo Rosselli. Il demeura longtemps chez des parents (3) qui habitaient à la porta a San Piero Gattolini, d'où lui vint le nom de Baccio dalla Porta. Après avoir quitté Cosimo Rosselli, il étudia avec beaucoup d'ardeur les ouvrages de Léonard de Vinci, et en peu de temps il fit tant de progrès dans le coloris qu'il s'acquit la réputation d'être un des meilleurs jeunes artistes, tant dans le coloris que dans le dessin. Il s'associa avec Mariotto Albertinelli (4), qui en peu de temps prit très bien sa manière ; ils exécutèrent ensemble quantité de tableaux représentant des Madones répandues
(1) Le 1 1 mars, dans la Grotte; Vaticane.
(2) Né à Florence, fils de Paolo di Jacopo del Fattorino et de Bartolomea di Salirnbene. Inscrit de cette façon sur le vieux livre des peintres de Florence.
(3) Son père habitait San Felice in Piazza.
(4) En i5o9- L'association fut rompue le 5 janvier i5i2.
FRA BARTOLOMMEO Dì SAN MARCO
dans Florence, que nous ne citerons pas toutes . Pier del Pugliese avait une petite Madone en marbre, de très faible relief, par Donatello, œuvre très remarquable ; pour la rehausser, il fit faire un tabernacle en bois, fermé par deux volets, à l'intérieur desquels Baccio dalla Porta représenta la Nativité du Christ et la Circoncision, si bien peintes dans le genre de la miniature, qu'en peinture à l'huile on ne saurait faire mieux. Quand les volets sont fermés, ils représentent en clair-obscur et à l'huile l'Annonciation de la Vierge (i).
Baccio était aimé à Florence pour son mérite; assidu au travail, bon, paisible de nature et craignant Dieu, il aimait la vie tranquille, fuyait les mauvaises compagnies et se plaisait à entendre les prédications, ainsi qu'à rechercher la société des personnes savantes et réfléchies. Aussi sa réputation grandissante lui fit demander par Gerozzo, fils de Mona Venna Dini, de peindre une chapelle dans le cimetière de l'hôpital de Santa Maria Nuova. Il y commença une fresque du Jugement dernier (2), qui lui acquit une grande renommée, mais qui resta inachevée, Baccio ayant résolu de se consacrer à Dieu plutôt qu'à la peinture.
A cette époque Fra Girolamo Savonarola de Ferrare, célèbre théologien de l'Ordre des ì rères prêcheurs, se trouvant à San Marco, Baccio, qui allait assidûment à ses prédications, en arriva à se lier étroitement avec lui et à demeurer presque continuellement dans le couvent où il avait contracté une grande amitié avec les autres frères. Savonarola s'écriait chaque jour dans ses prêches que les peintures lascives, la musique, les poésies amoureuses induisent les âmes à mal faire, et persuadait qu'il était indigne de voir, dans les maisons où se trouvent des jeunes filles, des tableaux représentant des nudités. Le peuple s'étant échaufie à ses discours, survint le carnaval, pendant lequel suivant un ancien usage, on allumait, le soir du mardi, un grand feu de joie sur la place publique, et les hommes et les femmes dansaient autour, se tenant par la main en chantant des rondes amoureuses. Fra Girolamo fitsi bien que, ce jour-là, au lieu déformer le bûcher de bois et de broussailles, on brûla des livres, des instruments de musique, des recueils de poésie et une énorme quantité de tableaux et de sculptures représentant des nudités, mais venant des meilleurs maîtres, ce qui fut une perte irréparable pour les arts et surtout pour la peinture. Baccio apporta toutes les études qu'il avait faites
(1) Ces volets sont actuellement aux Offices.
(2) Conservée actuellement aux Offices, 1499-1500. En mauvais état.
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d'après le nu, et fut imité par Lorenzo di Credi et plusieurs autres appelés / Piagnoni.
Peu de temps après, par suite de l'affection que Baccio portait à Fra Girolamo, il fit un très beau tableau de lui (i), qui, envoyé d'abord à Ferrare, est revenu dernièrement à Florence, dans la maison de Filippo Alamano Salviati, qui en fait grand cas, comme étant de la main de Baccio.
Il arriva ensuite que le parti contraire à Fra Girolamo se souleva, un jour, pour s'emparer de lui et le livrer à la justice, à cause des séditions qu'il avait excitées à Florence. Ses amis se réunirent de leur côté, au nombre de plus de cinq cents, et se renfermèrent dans San Marco, Baccio étant avec eux. A la vérité, timide et peu courageux, quand il entendit donner l'assaut au couvent, et qu'il y eut des morts et des blessés, il eut une grande frayeur et fit le vœu d'entrer immédiatement en religion dans cet ordre s'il échappait à cette bagarre, serment qu'il observa scrupuleusement. Le tumulte terminé, le frère pris et condamné à mort (2), commele racontent les historiens, Baccio se rendit à Prato, et, suivant les chroniques du couvent, prit l'habit de saint Dominique, le 26 juillet de l'an 1500, au grand déplaisir de tous ses amis qui s'affligeaient de l'avoir perdu et se plaignaient surtout de la résolution qu'il avait prise de ne plus se livrer à la peinture. Mariotto Albertinelli termina alors la fresque de Santa Maria Nuova, laissée inachevée par Fra Bartolommeo [nom que Baccio avait reçu du prieur, en prenant l'habit religieux]. Celui-ci, étant resté plusieurs mois à Prato, fut ensuite placé par ses supérieurs dans le couvent de San Marco, à Florence, dont les religieux l'accueillirent avec beaucoup de caresses.
Bernardo del Bianco avait fait construire, à cette époque, dans la Badia de Florence, une chapelle en pierre de macigno, richement sculptée, sur les dessins de Benedetto da Rovezzano. Désireux d'y placer un tableau qui fut digne de cette ornementation, et persuadé que Fra Bartolommeo était tout désigné pour cette œuvre, il essaya de l'y décider par l'entremise de ses amis. Fra Bartolommeo, cependant, était au couvent, ne s'occupant plus qu'à suivre les offices divins et à observer les règles de son ordre ; bien qu'il fût sollicité, par le prieur et par ses amis les plus chers, de produire quelque peinture^ depuis
(1) Actuellement à Florence, au musée de Saint-Marc. Un portrait de Savonarole, également dû à Fra Bartolommeo, est à l'Académie des Beaux-Arts.
(2) Le supplice de Savonarole eut lieu le 23 mai 1498.