‹ Les vieux arts du feuChapitre 11 sur 35 · I. Janssen, Théâtre du Monde, a. Ch. Yriarte, Venise · texte numérisé non relu

I. Janssen, Théâtre du Monde, a. Ch. Yriarte, Venise

Elles étaient sous la protection de l'État. On allait chez elles à toute heure du jour &, quand les étrangers^ dont le nombre dépassait parfois celui des gentilshommes, bourgeois & artisans de la cité ^, demandaient leur demeure, le peuple les y conduisait « fort honnestement » *.

Dans cette ville libre & maîtresse d'elle-même on pouvait, de quelque condition que Ton fût, aller en toute espèce d^accoutrement de toutes sortes de coupes & vêtements'. La noblesse vénitienne, plus intelligente, plus civilisée qu'aucune autre, ne dédaignait pas d'exercer la marchandise ; & si, en trafic, les Florentins étaient fins, les Lucquois fidèles, les Génois endurants & laborieux, les Milanais ouverts, les Vénitiens étaient magnifiques.

Tandis qu'à Rome les voyageurs admiraient les chapelles des papes, les fêtes solennelles & les enfilades des carrosses, à Naples les abords & promenoirs des cavaliers & des dames, à Venise ils admiraient le

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