‹ Les vieux arts du feuChapitre 16 sur 35 · Td · texte numérisé non relu

Td

4ld.

de Sant' Anna del Popolo & de Téglise delF Anima*. Ces excellents peintres verriers connaissaient donc Tart de teindre le verre dans sa masse & de le peindre en apprêt. Si notre aristocratie avait eu, dès le principe, le goût des jolies bagatelles que Venise mit à la mode, nul doute que notre génie aurait pu s'y adapter. 11 semble que le roi Henri II ait compris cette aptitude des Français à travailler le verre quand il fonda rétablissement de Saint-Germain en Laye destiné à rivaliser avec ceux de Murano. Il y établit Tltalien Thestio Mutio, qui fit prospérer cette verrerie française dont quelques produits égalèrent ceux de Venise, mais qui ne tarda pas à décliner par la faute de nos méchantes guerres civiles de la fin du xvi* siècle. Partout, avec des causes fertilisantes, peut naître un art, se développer une industrie & croître, en tout sens, le fructifère appareil de rameaux vivaces; tandis que, par la négligence, tout s'anéantit, tout s'éteint dans une triste stérilité. C'est ce qui est arrivé, hélas ! à Murano, où, grâce à Dieu, on assiste de nos jours à une renais-

Page 1