‹ Les vieux arts du feuChapitre 17 sur 35 · I. Chaubry, baron de Troncenord · texte numérisé non relu

I. Chaubry, baron de Troncenord

sance qu'on ne saurait trop encourager. Mais depuis longtemps les secrets de la verrerie courent le monde. L'Allemagne s'en tenait à ses lourds vidercomes^ chargés d'armoiries & de bétes héraldiques, tout empreints d'une décoration qui sentait fortement sa rudesse féodale. Elle ne façonnait que des potoria, où la bière versée à pleines pintes ne suffisait pas à désaltérer les gosiers teutons. Encore ces verres, aux formes simples, chargés de peintures cuites au four, ne remontaient pas au delà du xvi* siècle. Venise ne sut si bien faire que ses ouvriers ne passassent les monts, &, bien que quelques-uns payassent de la vie ce que le conseil des Dix regardait comme une trahison % les tours de main furent divulgués en Bohème. Là naquit un art nouveau enté sur un vieil art national assez lourd & qui, profitant des progrès scientifiques, fut supérieur sans doute par le résultat matériel. Mais déjà cela sent la machine, les procédés industriels. La gravure patiente & froide se substitue à la peinture de prime saut. Hélas! par une récurrence fatale

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