‹ Les vieux arts du feuChapitre 19 sur 35 · V Email des peintres ^ par Claudius Popelin · texte numérisé non relu

V Email des peintres ^ par Claudius Popelin

ducere, — & avec lesquelles^ au xvi* siècle, un certain Zeccolino se fit une fâcheuse réputation. Peut-être est-ce lui qui, au dire de Ferrantus Imperatus, vendit un doublet 9,000 ducats. Les Italiens, dans cette supercherie, n'apportèrent pas beaucoup de mesure. Écoutons Cardan : « Quand j'écrivois ces matières, un débat estoit d'une marguerite qu'un lapidaire avoit acheptée soixante & huit escus. Ils espéroient tromper les Allemans & les François, pour ce qu'ils ne sont de tant grand entendement, ne de tant grande fallace que les autres; car ils les estiment estre barbares, veu que vrayment nous sommes les plus barbares; car c'est chose plus barbare & aliène d'humanité de tromper, que d'estre trompé & déçeu * . »

Ce sont ces pierres précieuses imitées que les émailleurs de Limoges, peintres verriers habiles, ont trouvé moyen de transporter & d'étaler sur le métal, au-dessus des grisailles bien modelées & des paillons d'or ou d'argent préalablement peints avec art.

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