‹ Les vieux arts du feuChapitre 2 sur 35 · CLAUDIUS POPELIN · texte numérisé non relu

CLAUDIUS POPELIN

B ne devait pas être, à coup sûr, une petite admiration que celle dont étaient saisis les convives d'un roi de France au xvi* siècle, d'un de ces Valois magnifiques&lettrés, lorsque, pénétrant dans la salle du festin toute jonchée de verts feuillages

& des fleurs de la saison^ ils apercevaient la magniiicence du local & le bel ordre de la table.

Je laisse de côté le riche mobilier, les précieux cabinets incrustés en noir, blanc, rouge, avec Tébène, avec Tivoire, avec le bois du caoba de la Havane ' ; les chaires, les bufFets sculptés; les tableaux de plate peinture des maîtres d'Italie. Je vous fais grâce de la besogne de meubles en toutes sortes de broderies : broderie de rapport sur satin à demi-relief, broderie de plat-fond d'argent de Paris, toute soulevée de bouillons, clinquant, cannetille & frisure d'or de Milan, broderie à point velu, point de Turquie, d'Espagne, d'Angleterre, broderie d'agréments à paillettes, broderie de soie plate sur toile d'or & d'argent, guipure sans envers, mille galanteries d'or nué sur drap de soie, taillure de velours appliquée sur étoffe & pourfilée à l'entour*.

Je ne parle que pour mémoire des tapisseries de haute & basse lisse dont la pièce était accou-

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