‹ Les vieux auteurs castillansChapitre 32 sur 34 · SIITB PARTI&AS. OU · texte numérisé non relu

SIITB PARTI&AS. OU

•t des dmelières; le titre XII sur les roonasiéres ; le titre XIU sur les sêpulliires; nous voyous là, loi IX, qae la sépulture religieuse ne pouvait être accordée au chevalier tué dans un tournoi. Dix autres titres, ayant pour objet les biens des églises, le droit de patronage, le casuel des clercs, la simonie, les sacrilèges, les offrandes^ les dimes, etc., terminent la première partie.

La seconde partie parle c des empereurs et des rois, et des autres grands seigneurs qui exercent le pouvoir temporel, ce qu'ils dtfivent être et comment ils doivent diriger, suivant la justice, eux, leur vie et leurs royaumes, et comment leurs peuples doivent craindre Dieu et eux. > Cette partie me paraît la plus intéressante de l'ouvrage si intéressant d'AIfonse X, Elle feit pénétrer dans la vie publique et privée des rois ; elle les montre entourés de leurs officiers , et dans leurs relations avec leurs sujets; elle contient i la fois de précieux documents sur la féodalité espagnole, sur la chevalerie, et plus qu'aucune autre elle est entremêlée de digressions morales et philosophiques dont je ne craindrai pas de donner tout à l'heure plus d'un échantillon.

Alfonse commence par dire quelles sont les attributions de ce pouvoir impérial qu'il ambitionna de posséder, et auquel un de ses succès* . seurs donna un si grand éclat. De l'empereur il passe au roi, il expose par combien de manières on peut arriver à la royauté, et écrit sur le tyrai des lignes que je vais mettre sous les yeux di lecteur':

4116 «HàMfftB Ut.

c Tyfan ûgsôie un sei^eur cnielipit Vi#A «mpasi du pouvoir dans un royaume ou une ^oigineurie, par force» par ruse ou par trahison. Les tyrans sont de telle nature que quand ils se sont en^aré du pouvoir, ils ne pensent qu*â leur intérêt, dût- il être contraire A <;elui de leur état, qu'ils vivent dans la erainte de perdre. fjes sages de Tantiquité ont dit que pour user plus faci- Jement de leur puissance, ils agissent de trois mamères contre le peuple. La première est ^«% ^'dftpeent de Tendre leurs sqjets ignorants et effiiatif&, >poor«qu?élant mnfi ils n'oient :pas ee eoulever centve ew «et cealne leur volonté; la seconde est qu'il j ait désmion Mtt0 eux, de f^on qu'ils ne se fient pas. les uns mu autres^ car tant qu'ils vivront en désaccord , ils n'oseront rien dire contre leur maître, ne comptant pas sur la discrétion et sur la foi les uns dés autres; la troisième est qu'ils tâchent de les rendre pauvres et de leur donner de grandes eccupations pour qu'ils soient tellement ^sorbes dans leur mal, qu'il ne leur puisse venir en poBur de rien entireprendre contre leur seignevr. Les tyrans travaillent toujours à ruiner les poissants, A accabler les sages. Ils empêcheront to^urs les ton- Tréries et assoi iations d'hommes. Ils seront toujours aux aguets de ce qui se dit ou se fait dans leurs (erres. Les tyrans confient plutôt leurs pensées et la garde de leur corps à des étrangers qui obéissent à leur volonté, qu'aux homnies du pays qui doivent ^vant tout leurs services au pays. Nous dirons encore qu'un seigneur -qui serait arrivé au pouvoir par d'autres voies tiue celles dont nous avons parlé et qui uaerait mal de eon autorité, et comme nous venons de le définir dans celte loi, mériterait d'être appelé Tyran ^ par ses jpaiiplesi car

< Le lecteur ami des comparalso&s pourra lire diverses peméet de Macbiëvel, sur le même sujet: Oftcre di JVocAîavW/tt T« IV^

SI&fE PAMI0àS. m

1^ s^igAwr gui était juste se idiangerait en inique, coimDe l'a dit Aristote dans le livre qui parle du gou« ^reniement des cités et des royaumes. »

Au-dessous des rois sont les princes, ducs, comtes et autres fraads et honorés seigneurs qui ont aussi à exercer une part de puissance; Vm*^ dlcation de leurs droits finit le titre i^. Au titre II, Alfonse entreprend le portrait un peu idéalisé du roi. n le montre d'abord dans ses rapports avec Dieu. Un roi ne peut être bon s'il n*aime Dieu par-dessus toutes choses. Dans le III^, le IV^ et le y^ Titres , l'auteur examine ce que doit être le aouverain dans sea pensées, ses parolôs et ses têtes. Je vais emprunter quelques dtattons à ces trois titres:

< Le Toi ne doit pas désirer dans son coeur des honneurs superflus, il doit au contraire bien s'en garder, car ce qni est de trop ne peut durer et en se perdant tourne en déshonneur. Ce qui est de cette sorte est ou détriment de ce que Ton avait, cause des tourments, des inquiétudes, et l'on apprécie moins ce que Ton possède que ce que Ton désirerait avoir. Et à ce propos, les sages ont dit qu'il n'y avait pas moins de mérite i garder ce que Ton a, qu'à gagner ce qu'on n'a pas, et cela parce que la conservation dépend de la

sagesse, et le gain de la chance^ Le roi ne doit pas

soidiaiter de grandes richesses pour les garder et n'en pas bien user; celui qui ne les convoite que pour cela fera naturellement de grandes &utes pour les acquérir,

ce qui ne convient en aucune manière à un roi. Et

< Seconde partie, titre III, loi III, p. 240.

m CHAPITRE XII.

pour cela les saînfs et les sages s'aecordent en ôe point que la convoitise est une très-mauvaise chose; ils en ont dit qu'elle est la mère et la racine de tons les maux. Ils ont dit encore que Fhomme qui désire de grands trésors pour ne pas s'en servir, les possédàt-il, n'est pas maître, mais esclave, puisque son vice lui défend d'en user pour ce qui est bon .... et c'est ce que Ton appelle être avare, ce qui est un grand péché mortel quant à Dieu, et un grand défaut quant au monde, et si tout homme qui agit ainsi est coupable, le roi l'est encore plus qu'un autre, et Dieu le châtiera pour avoir usé mal et avec épargne du bien quil lui donnée Le roi ne doit pas rechercher le plaisir, car il est tel de sa nature que plus on s^j adonne, plus on l'aime. De là viennent de grands maux, et la raison comme la force du cœur en souffrent. Le roi ,doit beaucoup s'observer pour devenir meilleur, et ne pas se livrer à la volupté, car suivant ce qu'ont dit les sages, l'homme ne peut acquérir la vertu sans de grands efforts, et la volupté est chose que les hommes aiment par nature, et la sagesse est de savoir se garder qu'elle ne conduise à faire ce qui est mal K

j> Selon que l'ont dit les philosophes , la parole est une chose par laquelle celui qui remploie avec sincérité, montre ce qu'il a dans le cœur^ et elle a une grande valeur quand elle est dite comme elle doit l'être, car par elle les hommes s'entendent et peuvent se confier leurs afi'âires, et pour cela tout honime et surtout un roi doit beaucoup s'observer dans sa parole , de sorte qu'elle soit bien examinée et pesée avant d'être pronoucée , car une fois sortie delà bouche^

i Loi iV.

« Loi. Y.

SIETE PARTIOAS. iOO

nul ne pent faire qu'elle y rentre i Le roi doit faire

attention que ses paroles soient mesurées; et les paroles que l'on prononce sur des sujets sales et sans profit , qui ne sont ni belles ni convenables pour celui qui les dit et qui ne peuvent donner ni un bon avis, ni une bonne leçon à qui les entend, ces paroles que l'on appelle grossières (Cazurras) parce qu*elles sont viles, et mal à leur place, ne doivent pas être dites à des hommes honnêtes, doivent encore moins être dites par eux et surtout par un roi. En outre, il ne convient pas que le roi dise des paroles indécentes, car elles font très-grand tort à ceux qui les entendent, et plus grand tort à ceux qui les disent. Et sur cela, dit Sénèque le philosophe — qui était de Cordoue — que toute chose qui est honteuse à faire, il est malséant à une personne de bien de la dire , et il dit plus encore que

les mauvaises paroles étouffent les bonnes mœurs*

» Un philosophe a dit que l'homme doit plutôt se taire que parler, et se garder de délier sa langue devant les hommes, et principalement devant ses ennemis, pour qu'ils ne puissent prendre prétexte de ses paroles pour le desservir et lui nuire; car celui qui beaucoup parle, ne se peut garder d'errer, et de plus le beaucoup parler avilit les paroles du roi et fait découvrir ses secrets, et s'il n'est pas homme de grand sens, les hommes apprendront par ses paroles ce qui manque en lui. Comme on reconnaît au son qu'une cruche est fêlée, de même par les paroles on connaît qu'elle est Fintelligence d'un homme '. »

Le roi ne doit pas moins veiller sur ses actions que sur ses paroles. Il doit être sobre dans le

i Titre IV, loi. I, p. U7.

•TitrelV, loi. II,p. 248.

' Titre IV, loi Y, p. U9.

êm oHAPriu m.

boire '^t le manger, car, comme l'ont dît îen sages, il fant 'Man^^r pour vivre et non vivre pour manger. Le roi doit éviter la compap:nie de femmes indignes de lui; il doit, dans tQut ce qu'il fait, agir avec mesure et dignité.

€ Les babits font reconnaître les hommes pour sages ou pour vils , et pour cela les sages de l'antiquité ont établi que les rois doivent se couvrir d'étofites de soie ornée d*or et de pierres précieuses, pour que Ton sache qui ils sont avant même de le demander, et en outre qulls doivent porter les freins et les selles dont ils se servent , d'or, d'argent et de pierreries , et encore que dans les grandes fétesi quand ils tiennent cour plénière, ils doivent avoir des couronnes d'or avec des pierres très-précieuses et richement ouvrées et cela pour deux raisons : l'une pour rappeler Notre-Seigneur Dieu dont ils occupent la place sur la terre, et l'autre pour que les hommes les reconnaissent, comme nous avons dit cidessus , pour venir les servir, les honorer et leur demander les grâces dont ils ont besoin. Et pour cela , tous ces ornements honorés que nous avons dit , ils doivent les porter en temps convenables et en user à propos i. »

D Les rois doivent se prémunir contre l'irritation, la colère et la haine parce qu'elles sont contraires aux bonnes mœurs. Qu'ils combattent donc la mauvaise bumouTt de sorte qu'ils ne se laissent ni vaincre ni emporter par elle jusqu'à faire des choses contre le droit, car ce qu'ils feraient ainsi ressembl^ait plus à la vengeance qu'à la justice. Et pour cela les sages ont dit que la colère s'empare du cœur de l'homme au point de ne plus lui laisser discerner la vérité... Le roi doit patienter dans sa colère jusqu'à ce qu'elle soit passée ; en agissant

DeuçBième partie , Utre IV, loi I> p» 2i7.

«jasi il liii en adviendra grand bien ^ c^r i) pourra connaUre le vrai et accomplir son devoir avec justice. Et s'il n'agit pas ainsi il tombera dans la haine de Dieu et daxis celle des hommes. Le roi ne doit pas avoir une longue colère puisqu'il a le droit d'empêcher sur-le* champ les choses mal faites. Et parce que la colère du roi est plus puissante et plus terrible que celle des autres hommes, car il peut plus facilement la satisfaire, pour cela il doit être mieux préparé, quand elle se montre, à savoir la comprimer. Car, ainsi que l'a dit le roi Salomon , la colère du roi est comme la fureur du lion dont le rugissement rempli d'épouvante toutes le$ bêtes qui ne savent iou se cacher, de même devant la colère du roi les hommes ne savent que faire car ils sont toujours en crainte de morti.

0 Un roi doit être désireux de connaître les sciences car par elles il apprendra les choses des rois et saura mieux régner... Boêce, qui fut un très-sage chevalier, dit qu'il ne convient à aucun homme autant qu'à un roi de connsdtre les bonnes sciences , car son savoir est très<-profi table à ses sujets , puisque c'est grâce à ce savoir qu'ils peuvent être gouvernés avec justice, car aucun homme ne peut remplir d'aussi grandes fonctions à moins d'un bon entendement et de grande sagesse^ D'où il suit qu'un roi qui mépriserait les sciences déplairait à Dieu, de qui viennent tous les biens, comme le dit

Salomon»...

» C'est une grande vertu que la générosité, elle convient bien à tout homme puissant et surtout à un roi quand il sait pratiquer cette vertu en temps opportun et comme il convient... La générosité consisté à donner à celui qui en a besoin et qui le mérite, selon la richesse du bienfaiteur donnant du sien et non prenant à autres

> II« Partie titre V, loi XI, p. 2U.

• Loi XVI, p. 286.

pour faire ses dons ; celui qoi donne pins qn'il ne pent n'est pas 4in homme libéral , c'est un dilapidateur et qui plus tard prendra le bien d'autrui quand le sien ne lui suffira plus. Celui-là s'il gagne des amis d*un côté par le bien qu'il leur fait , de l'autre se fait des ennemis en leur prenant ce qu'il donnée.. En fait de chevalerie, il convient qu'il soit expert pour conserver ce qu'il a et conquérir les biens de ses ennemis. Et pour cela il doit savoir bien et habilement monter à cheval et user de toutes sortes d'armes , tant de celles dont il doit se vêtir pour protéger son corps , que de celles avec lesquelles il doit combattre. Celles qui sont pour la défense» il doit s'accoutumer à les porter pour les mieux souffrir quand elles lui seront nécessaires y de sorte que leur poids ne lui puisse causer ni honte ni danger. Et de celles qui servent pour combattre comme la lance, l'épée y la masse et les autres avec lesquelles les hommes combattent de toute leur force (ou avec les deux mains » a fnantenienié)y il doit être très-adroit à s'en servir. Et toutes ces armes, il doit n'en user ni par crainte ni par amour de quoi que ce soit , mais seulement pour faire le bieni. »

Alfonse X veut encore qu'un roi soit habile à la chasse, c car elle aide beaucoup à diminuer les soucis et la mauvaise humeur... et en outre elle donne bonne santé, car la fatigue que Ton y prend, si elle n'est pas excessive, fait bien manger et bien dormir ; ce qui est la plus grande chose pour la vie de l'homme. > (Loi XX.) Il y a encore d'autres distractions qui sont fort utiles, telles «ont : < entendre des chants et les sons d'instruments; jouer aux

t Tilre V, loi XVIII, p. 2S6.

s lie parUe, titre V, loi XIX, p. 2»7,

SffiTE PABTIDÂS. K»

échecs , aux tables (tric-trac) et autres jeux sem» blables. Nous disons eucore la même chose des histoires et romances et des autres livres qui parlent de ces choses dont les hommes reçoivent joie et plaisir. > (Loi XXI). Ces distractions, prises avec mesure, ne doivent pas non plus être repoussées par les rois.

Âlfonse descend encore à des détails pins intimes, aux considérations qui doivent guider le souverain dans le choix d'une femme, aux relations du roi et de la reine (titre V), du roi et de ses enfants, à la manière dont ceux-ci doivent être élevés. Alfonse X ne dédaigne pas de signaler les qualités nécessaires à une bonne nourrice, de recommander aux gouverneurs d'inspirer aux jeunes princes le goût de la propreté, de leur apprendre à manger et à boire convenablement. Il y a là des enseignements dont la Civilité puérile et honnête aurait pu faire son profit. Viennent après cela des conseils sur les soins plus grands qu'exige l'éducation des infantes (titre VII). Le roi est ensuite dépeint dans ses rapports avec ses principaux officiers. Dans une curieuse série de lois, on voit pour ainsi dire défiler son chapelain, son chancelier, ses conseillers, ses notaires, ses secrétaires, ses médecins, ses capitaines, les ricoshomes, enfin tous les personnages de la cour. La cour forme aussi l'objet de deux paragraphes. Alfonse lui trouve avec la mer une foule de ressemblances beaucoup moins justes que subtiles. Citons-en un exemple : € La cour a encore une ressemblance avec la mer, car comme ceux qui vont sur la mer, s'il surviept une (empête .et §'ils ne

4M OUflffW

savent se diriger et conduire , se mettent eo péril et perdent leur corps et Leurs biens, étouffant en buvant l'onde amére : ainsi ceui qui viennent à ia cour sans raison et sans droit , perdent leur canae et sont comme étouffés par les biens qu'ils convoi* taient et quelquefois meurent justement en buvant l'amertume de la justice. » (Loi XXVUI, titre IX).

Aux rapports du roi et des grands succèdent naturellement les rapports du roi et des peuples (du titre X au titre XXI). Il y a là de belles pages sur l'affection que le souverain doit à ses sujets, sur la fidélité des sujets aux souverains, et aussi des recommandations iniéressantes sur la défense et la reddition des places , sur l'énergie que doivent montrer les gouverneurs des citadelles : ils ne doivent céder ni à la menace , ni à la peur ; ils verraient leurs femmes, leurs fils Sur le point d'être massacrés que pour racheter leur vie ils ne devraient point rendre les murs dont la garde leur a été confiée. Le titre XXI de la seconde partie est entièrement consacré à la chevalerie. Il faudrait analyser, ou mieux encore traduire tout ce chapitre, joindre comme appendice ce document aux mémoires de Sainte-Palaye et comparer la chevalerie espagnole à la chevalerie française , mais un tel travail est malheureusement impossible ici S •

t Voici les inUtnlés des paragraphes on lois qoi composent ce Uire : Titab zxj, des chevaliers et des choses qu'il lear convieiit de faire. — Loi /• Pour quelle raison la cbev&lerie et les chevaliera ont été ainsi nommés. — Loi //. Comment doivent être choisis les chevaliers. — Loi Jli. Comment les fils de gentilshommes (fijos d'ilgo) ëoiveai gar4sr U pureté de leor noblesse (Sjo d'algnia)

smn MiffiDia. mi

Las titres smi^ats ont pour dijet les gnerres et œ qui lies oonceme ; rbisioire peut y trouver les plus utiles renseignements sur les chefs militaires, les étendards, les penons, les sièges, lêsengins que Ton employait alors ; sur la guerre maritime , le, partage du butin, les récompenses, les prisonniers^ leur rachat, etc. La fin de la deuxième partie a pour objet les études, les maitK^eSy les écoliers.

La troisième partie traite de la justice et de la manière de la rendre. Trente-deux titres, subdivisés

-* Loi IV» Gomment les eheraliers dohreiit avoir qaatro verlut prioeipales. *- Loi F* Qae les chevaliors doiTeat avoir bon eBteadément. — Loi VL Que les cheyaliers doivent savoir se aervir de leur entendement. — Loi VIL Qae les chevaliers doivent être de bonnes mcenrs. — Loi VIIL Qae les chevaliers doivent être adroits et habiles. — LoilX* Qae les chevaliers doivent être trèsloyaos. — * Loi X. Qae les chevaliers doivent être experts en armes et che* vaax poar connaître s'ils peavent être de bon osage on non. •— Loi XL Qai peat faire les chevaliers et qoi non. — Loi XIL Qaels sont ceux qoi ne peavent être chevaliers. *— Loi XIIL Qaelies choaes doivent faire les écnyêrs avant de receveur la «hevalerie« •^ Loi XIV. Gomment sont faits les chevaliers. — Loi XV. Gom** ment on ceint l'épée an poarsaivant après qu'il est fait chevalier. — Loi XVL Qael devoir ont les ponrsaivants d'armes h l'égard de eeix qui les font chevaliers et à l'égard des parrains qoi leur ceignent l'épée. — Loi XVIL Quelles choses les chevaliers ont à considérer. — Loi XVIIL De quelle manière se doivent vêtir les chevaliers. — Loi XIX. Que les chevaliers doivent être réglés dans le manger» le boire et le dormir. — Loi XX. Gomment qaand les chevaliers dtnent on leur doit lire de grands faits d'^es. — Loi XXL Ge qae les chevaliers sont tenus d'ob~ server. — Loi XXII. Quelles choses doivent faire et observer les chevaliers en paroles et gestes. — Loi XXIIL Gomment doivent être honerés les chevaliers. — Loi XXIV. Gomment les chevaliers méritent des honnears partieoliers en raison de la chevalerie. — IfiiXXV. Par qaelies raisons et comment on peat ôter an chevalier ta chevalerie.

4M GHAPmaxn,

en un grand nombre de paragraphes, épuisent ce sujet. A la définition de la justice succèdent les détails les plus minutieux sur toutes les formes^ toutes les difficultés de la procédure. Il noas est impossible de nous enfoncer dans ce dédale de lois dont plusieurs se retrouvent d'ailleurs dans notre code. Disons seulement que toutes les circonstances qui peuvent embarrasser le juge sont éclaircies avec un soin eilréme , avec une lucidité merveilleuse.

Le mariage, établi par Dieu lui-roêmCy est regardé par Âlfonse X comme le premier des sacrements, et c'est pour cette raison qu'il est placé dans la quatrième partie, au milieu de la grande œuvre du roi législateur, de même que le cœur qui répand la vie dans tous les membres est placé an milieu du corps de l'homme. Après avoir expliqué ce que sont les fiançailles, dit qu'elles peuvent être faites dès l'âge de sept ans et par quels motifs elles peuvent être annulées , Alfonse rappelle que le mariage fut institué au paradis terrestre; il expose qu'elles sont les conditions nécessaires pour le contracter, qu'elle est sa force; il entre dans des détails beaucoup plus théologiques que législatifs sur les relations des époux. Les unions secrètes sont ensuite examinées ainsi que certaines conventions les unes acceptables les autres inadmissibles. Le titre Y a pour objet le mariage des serfs ; nous y voyons que le serf peut épouser une femme libre si elle connait la situation de son mari; que le serf appelé à la fois par son seigneur et par sa femme, doit obéir à son seigneur d'abord,

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