LA. VACHE ET LE VEAU
La vingl-iicuvième nouvelle, racontée par Monseigneur, lr;iitc d'un genlilhomme ', qui , dt'S la première nuit qu'il se maria et après qu'il eut lieurlé un coup à sa femme, elle lui rendit un enfant, et de la manière qu'il en lini, el des paroles qu'il en dil à ses compagnons, qui lui apporloient le chaudeau , comme vous oirez ci-après.
N'a pas cent ans du jour d'hui , qu'un gentilhomme de ce royaume voulut savoir et éprouver l'aise qu'on a en mariage, et, pour abréger, fit tant, que le très-désiré jour de ses noces fut venu. Après les très-bonnes chères et autres passelemps accoutumés, l'épousée fut couchée : à une certaine pièce après, là, lui, vint et se coucha auprès d'elle, et sans délai incontinent bailla l'assaut à sa forteresse ; à quelque méchef que ce fut, il entra dedans et la gagna. IMais vous devez entendre qu'il ne fit pas cette conquête sans faire foison d'armes qui longues seroient à raconter : par ainçois qu'il venît au donjon du château, force lui fut de gagner et, emporter bélévre ', baublières *, et plusieurs autres forts, dont la place étoil bien garnie, comme celle qui jamais n'avoit été prinse, au moins doncques fut encore grand' nouvelle, et (|ue nature avoit mis à défense. Quand il fut maître de la place, il rompit sa lance, et lors cessa l'assaut et ploya l'œuvre. Or ne faut pas oublier que la bonne Idamoiselle, qui se vit en la merci de ce genlilhomme son mari, qui déjà avoit fourragé la plupart de son manoir, voulut lui montrer un prisonnier qu'elle tenoit, en un secret lieu enclos et enfermé ; et, pour parler plein, elle se délivra, ci
' Ou balèvre, la lèvre d'en bas, le lour des lèvres.
"^ Les éditions modernes mellent bambeiiers, ce qui ii'csl pas plus inlelligible. Il faut sans doulc lire banlieues.
LES CENT NOUVELLES NOUVELLES
prins ci mis', après celle première course, d'un très-beau fils , donl son mari se trouva si très-honteux et tant ébahi, qu'il ne savoil sa manière, sinon de soi taire j et pour honrièlclé et pitié qu'il eût de ce cas , il servit la mère et l'enfant de ce qu'il savoit faire. Mais créez que la pauvre gentille femme , à ce coup, jeta un Lien haut et dur cri , qui de plusieurs fut clairement ouï et entendu, qu'ils cuidoient, à la vérité, qu'elle jelàt ce cri h la dépucelée, comme c'est la coutume en ce royaume. Pendant ce temps, les gentilshommes de l'hôtel, où ce nouveau marié demouroit, vinrent heurter à l'huis de cette chambre et apportèrent le chaudeau. Ils heurtèrent beaucoup, sans cequûme répondît 5 l'épousée en étoit bien excusée, et l'épousé n'avoit pas cause de trop caqueter. « Et qu'est-ce.? dirent-ils 5 n'ouvrirez-vous pas l'huis.? Se vous ne vous hâtez, nous le romprons. Le chaudeau, que nous vous apportons, sera tantôt tout froid.)) Et lors recommencèrent à heurter de plus belle, mais le nouveau marié n'eût pas dit un mot pour cent francs -, dont ceux de dehors ne savoicnt que penser ; car il n'étoit pas mut de coutume. Au fort, il se leva , et print une longue robe qu'il avoit , et laissa entrer ses compagnons dedans, qui tantôt demandèrent se le chaudeau étoit gagné, et qu'ils l'apportoicnt à l'aventure. Et lors, un d'entre eux couvrit la table et mit le banquet dessus, car ils étoient en lieu pour ce faire , et où rien n'étoit épargne , en tels cas et autres semblables. Ils s'assirent tous au manger, et bon mari print sa place en une chaire à dos , assis près de son lit, tant simple et tant piteux qu'on ne le vous sauroit dire; et quelque chose que les autres dirent , il ne sonnoit pas un mot, mais se tenoit comme une droite statue ou une idole entaillée. « Et qu'est ceci ? dit l'un, ne prenez-vous point garde à la bonne chère que nous fait notre homme ? encore a-t-il à dire un seul motl — Ha! dea, dit l'autre, ses bourdes* sont rapaisées. — Par ma foi I dit le tiers, mariage est chose de grand'vertu : regardez , quand a une heure qu'il a été marié , il a jà perdu la force de sa langue? S'il est jamais longuement, je ne (ionnorois pas maille de tout le surplus, et, à la vérité dire, il étoit auparavant un très-gracieux farceur, cl tant
« Cette locution proM-ibialc équivaut à celles de cahin, caha; (ani bien que mal , etc. — * Gaili'S , goguettes.
bien lui séoit que merveilles, et ne disoit jamais une parole, puis quil étoit en gogues , qu'elle n'apportât avec elle son ris. » IMais il en étoit pour l'heure bien rcboulé. Ces gentilshommes et ces gentils compagnons bu voient d'au lant et d'autel, et A l'épousé. IMais au diable des deux , s'ils avoient faim de boire : l'un enrageoit tout vif, et l'autre n'étoit pas moins malaisé. <( .le ne me connois en cette manière, dit un gentilhomme : il nous faut fcsloier de nousmêmes. Je ne vis jamais homme de si haut eslcrnu ', sitôt rassis pour une femme : j'ai vu qu'on n'eût pas Dieu ouï tonner en une compagnie où il fut , et il se tient plus coi qu'un feu couvert. Ah ! dea, ces hautes paroles sont bien entonnées maintenant ! — Je bois à vous, épousé,» disait l'autre. Mais il n'étoit pas pleige*; car il jeunoit de boire , de manger, de bonne chère faire, et de parler. Non-pourtant, assez bonne pièce après, quand il eut bien été réprouvé et rigolé ' de ses compagnons, et, comme un sanglier, mis aux abois de tous côtés, il dit : «Messeigneurs, quand je vous ai bien entendu, qui me semoncez si très-fort de parler, je vueil bien que vous sachiez que j'ai bien cause de beaucoup penser et de moi faire tout coi 5 et si suis sûr qu'il n'y a nul qui n'en fit autant, s'il en avoit le pourquoi comme j'ai. El par la morbieu ! si j'étois aussi riche que le roi , que monseigneur et que tous les princes chrétiens, si ne saurois-je fournir ce qui m'est apparent d'avoir à entretenir? Veci : pour un pauvre coup que j'ai accolé ma femme , clic m'a fait un enfant! Or, regardez, se, à chacune fois que je recommencerai, elle en fait autant, de quoi je pourrai nourrir le ménage! — Comment un enfant,? dirent ses compagnons. — Voire vraiment, un enfant: veci de quoi, regardez! » El alors se tourne vers son lit et lève la couverture et leur montre : (i Tenez, dit-il , velà la vache cl le veau ! Suis-je pas bien parti ? » Plusieurs de la compagnie furent bien ébahis el pardonneront h leur hôte sa simple chère ', et s'en allèrent chacun à sa chacune , el le pauvre nouveau marié abandonna, cette première nuit, la nouvelle accouchée, et doutant qu'elle n'en fît une aulre fois aulanl, oncques puis ne s'y trouva.
' Ce mot n'a pas de sens. Il faut peut-être lire de si hanV élrenne, ce (lui sisuifierail île si bonne mine, apparence. — * Il ne leur tenait pas léle.
- r.ailltJ. — '• Sa pileuse mine.
NOUVELl.E XXX.
LES TROIS CORDKLiliRS.
La lroiili(''me nniivpllc, racontée par monseigneur de lieauvnir l'iançois , Irailc de trois marcliands de Savoie, allant en pùleiinage à Saint-Antoine en Viennois, ([ui furent trompés et dc'-eus par trois cordeliers, lescpiels courliérenl avee leurs fennnes, combien qu'elles cnidoient tMrc avec leurs maris, cl commeni, par le rapport quelles (irenl, les maris le surent, et de la manière qu'ils en tinrent , comme vous cirez ciaprès.
Il oslvrai, coiiiine rÉvansilo, que (rois bons marchands de Savoie se mirent au chemin avec leurs trois femmes, pour aller en pèlerinaf;e à Sainl-Anloine de Viennois '^ et pour y aller plus dévoleinent, rendre i\ Dieu et à monseigiieur saint Antoine leur voyage plus agréa- Lie, ils conclurent avec leurs femmes, dijs le partir de leurs maisons, que tout le voyage ils ne couchiM'oienl pas avec elles, mais en continence iront et viendront. Ils arrivèrent, un jour, en la ville de Chambery,etsc logèrent en un très-bon log's, et firent au souper très-bonne chère, comme ceux qui avoicnt très-bien de quoi, et qui très-bien le surent faire-, et crois cl tiens fermement, se ne fijt la promesse du voyage , que chacun fut couché avec sa chacune. Toutefois ainsi n'en advint pas, car quand il fut heure de soi retirer, les femmes donnèrent la bonne nuit à leurs maris, et les laissèrent, et se boutèrent en une chambre au plus près où elles avoient fait couvrir chacune son lit. Or devez-vous savoir que, ce soir propre, arrivèrent léans trois cordeliers qui s'en alloienl à Genève, qui furent ordonnés à coucher en une chambre, non pas trop lointaine de la chambre atix marchandes, lesquelles, puis qu'elles furent entre elles, commencèrent à deviser de cent mille propos , et sembloit, pour trois qu'il y en avoit, qu'on en oyoit la noise qti'ilsouHiroit bien d'ouïr d'un quarteron.
Ces bons cordeliers, oyant ce bruit de femmes, saillirent de leurs chambres, sans faire effroi ne bruit, el tant aî)prochèrent de riiuis, sans être ouïs, qu'ils aperçurent trois belles damoiselles, qui étoient, chacune ù part elle, en un beau lit assez grand et large pour le deuxième recevoir; d'autre cù'.é, puis se revirèrent, quand ils entendirent les maris qui se cou-
• C'csl rancieniu; ville de la Mollie-Saiiit- Didier, en Daupliiné, qui prilie nom do Saiiit-Antoiitc , à cause des roliiiues (11- ce sailli qu'ois y a|)porla au oiiziétue siècle.
chèreni en l'autre chambre, el puis dirent que fortune et honneur, à celte heure, leur court sus, et qu'ils ne sont pas dignes d'avoir jamais nulle bonne aventure, se celle, qu'ils n'ont pas à pourchasser, par lâcheté leur échnppoil. Si dit l'un : « Il ne faut autre délibération en notre fait-, nous sommes trois, et elles, trois. Chacun prenne sa place , quand elles seront endormies. » Si fut dit , ainsi fut-il fait -, et si bien vint à ces bons frères cordeliers, qu'ils Irouvèrent la clé de la ( liambre aux femmes dedans l'huis; si l'ouvrirent si Irès-soueftnenl' qu'ils ne furent d'àmes ouïj. Ils ne furent pas si fous, quand ils eurent i^agné ce premier fort pour plus sûrement assaillir l'autre, qu'ils ne tirassent la clé par devers eux et resserrèrent Irès-bien l'huis-, et puis après, sans plus cnquerre, chacun printson (piarlier et commencèrent à besogner chacun au mieux qu'il put. IMais le bon fui, que* l'une , cuidant avoir son mari, parla et dit : (( Oue voulez-vous faire? ne vous souvient-il de voîre vœu ? » Et le bon cordelier ne disoit mot , mais faisoit ce pour- (juoi il étoit venu, de si grand cœur, qu'elle ne se put tenir de lui aider à parfournir. Les autres deux, d'autre part , n'étoient pas oiseux -, et ne savoient, ces bonnes femmes, qui menoit leurs maris de si tôt rompre et casser leur promesse. Néanmoins, toutefois, elles, qui doivent obéir, le prindrcnt bien en patience, eans dire mot, chacune doutant d'être ou'ie de sa compagne; car n'y avoit celle, qui à la vérité ne cuidât avoir seule et emporter ce bien. Quand ces bons cordeliers eurent tant fait que plus ne pouvoienf, ils se partirent sans dire mot, et retournèrent en leur chambre, chacun contant son aventure : l'un avoit rompu trois lances; l'autre, quatre ; l'autre, six. Ils se levèrent matin pour toute sûreté, et lirèrent pays. Et ces bonnes femmes, qui n'avoient pas toute la nuit dormi, ne se levèrent pas trop matin; car, sus le jour, sommeil les prinf, qui les fit lever lard. D'autre côté, leurs maris, qui avoient assez bien bu le soir, et qui s'allendoient à l'appeau ^ de leurs femmes, dormoient au plus fort, à l'heure que les autres jours avoient j;ï cheminé deux lieues. Au fort, elles se levèrent après le propos du matin, et s'habillèrent le plus roidc qu'elles purent, non pas sans parler; et entre elles, celle qui avoit la langue plus prèle,
1 ' Doucement.— - Les édilions niellent car.— ^ Appel.
LES CENT NOUVELLES NOUVELLES
alla dire : « Eiilro vous, mes damoiscllos, conimenl avcz-vous passé la luiil ? Vos nia'is vous onl-ils réveillées, comiiie a fall le mien ? 11 ne cessa anuil de faire la besogne. — Saint Jean ! dirent-elles, se volic mari a l)icn besogné cette nuit, les nôtres n'ont [)as été oiseux j ils ont tantôt oublié ce qu'ils promirent au partir, et croyez qu'on ne leur oubliera pas à dire. — .T'en avertis trop bien le mien, dit l'une, quand il commença, mais il n'en cessa pourtant onc- (pies l'œuvre, et comme homme adamé, pour deux nuits qu'il a couché saiis moi, il a fait rage de diligence. » Quand elles furent prèles, elles vinrent trouver leurs maris, qui déjà étoient comme tous prêts et en pourpoint. « Bon jour à ces dormeurs ! (hrenl-ellcs. — Vo(r(> Micrci, dirent-ils, qui nous avez si bien huches I — ]Ma ^oi ! diî l'une, nous avions plus de regret de vous appeler malin, que vous n'avez faitanuit de conscience de rompre et casser votre vœu. — Quel vœu? dit l'un. — Le vœu , dit-elle , que vous fîtes au partir : c'est de non coucher avec votre femme. — Et qui y a couché? dit-il. — Vous le savez bien, ditelle, et aussi sais-je. — Et moi, aussi, dit sa compagne \ velà mon mari, qui ne fut pieçà si roide (pi'il fut la nuit passée-, et s'il n'eût si bien fait son devoir, je ne serois pas si contente de la rompure de son vœu; mais, au forl, je le passe, car il a fait comme les jeunes enfans, qui veulent employer leur bàture, quand ils ont desservi le punir'. — Saint .fean! si a fait le mien, dit la tierce ; mais, au forl, je n'en ferai \h procès; se mal y a, il en est cause. — Et je liens, par ma foi! ditl'uri, que vous rêvez et que vous êles ivres de dormir. Quant est de moi, j'ai couché tout seul et n'en partis anuil. — Non ai-je, moi, ditl'aulre. — Ne moi, par ma foi ! dit le tiers ; je ne voudrois pour rien avoir enfreint mon vœu. Et si cuide èlre sûr de mon compère, cpii est ci, et de mon voisin, qu'ils ne l'eussent pas promis pour si lot l'oublier. » Ces femmes commencèrent à changer couleur et se doutèrent de tromperie; dont l'un des maris d'elles tantôt s'en donna garde; el lui jugea le cœur, de la vérilé du fait; si ne leur bailla pas inducc'^ de répondre : ainçois % faisant signe à ses coinpagnons, dit en riant : « Par ma foi 1 mademoiselle, le bon
' C'csl-à-dirc, qui ne vciiltMil jj.is rtre punis pour peu de cliose, une fois qu'ils oui nuhilé d'èlrc ballus. * Induction , (i('lerniiiialii)U. — " Mais.
vin de céans el la bonne chère du soir passé nous ont fait oublier noire promesse; si n'en soyez jà mal contentes à l'aventure. Se Dieu plaît, nous avons fait anuit, à votre aide, chacun un bel enfant, qui est chose de si haut mérite qu'elle sera soullisante d'effacé- la faute du cassement de notre vœ'u. — Or, Dieu le vueillel dirent-elles. Mais ce que si affermement disiez, que n'aviez pas été vers nous, nous a fait un petit ' douter. — Nous l'avons fait tout A propos, dit l'autre, atin d'ouïr que vous diriez.
— Et vous aviez fait double péché, comme do fausser voire v(ou et de mentir i\ escient; et nous-mêmes aussi aviez beaucoup troublées.
— Ne vous chaille, non ! dil-il ; c'est peu de chose ; mais allez à la messe, et nous vous suivrons. » Et elles se mirent à chemin devers l'église. Et leurs maris demeurèrent un peu, sans les suivre trop roide, puis dirent tous ensemble, sans en nienlir de mot : « Nous sommes trompés! Ces diables de cordeliers nous ont déçus : ils se sont mis en noire place et nous ont montré notre folie; car se nous ne voulions pas coucher avec nos femmes, il n'étoil jà métier de les faire coucher hors de notre chambre, et s'il y avoit danger de lit, la belle paillade est en saison ^ — Dea, dit l'un d'eux, nous en sonnni'S châtiés pour une autre fois; et au fort, il vaut mieux que la tromperie soit seulement sue de nous que de nous et d'elles, car le danger est bien grand s'il vvnoit A leur connoissance. Vous oyez par leur confession, que ces ribauds moines ont fait merveille d'armes et espoir plus el mieux que nous ne saurions faire; et s'elles le savoienl , elles ne se passcroient pas pour celte fois seulement. C'en est mon conseil , que nous l'avalons sans màclier. — Ainsi m'aid' Dieu! se dit le tiers : mon compère dit Irés-bien. Quant à moi, je rappelle mon vœu, car ce n'est pas mon intention de plus moi mettre en ce danger. — Puisque vous le voulez, se dirent les deux autres, et nous vous en suivrons. » Ainsi couchèrent tout le voyage el femmes et maris tous ensemble , dont ils se gardèrent trop bien de dire la cause qui à ce les mouvoil, el quand les femmes virent ceci, ce ne fui pas sans demander la cause de celte reverse '\ Et ils rèpondironi, par couverture^ : puisqu'ils avoienl conmiencé de
Tn peu.— ^C'oslà-dire, s'il y avait péri! à coucher
dans un lit, c'était bien le cas de couclicr sur la paille.
^ Ce retour, re\ireîueiil. — ' l'our rouvrir k'iir jeu.
64 VIEUX COISTEll
k ur vœu cnlroromprc , il ne rcsioil que du parfaire. Ainsi furent les trois bous marchands, des trois bons cordelicrs, trompés, sans qu'il venît jamais à la connoissance de celles qui bien en fussent mortes do deuil, scelles en eussent su la vérité , comme on voit tous les jours mourir femmes de moindre cas et à moins d'occasion.
NOUVELLE XXXI