‹ Les vieux conteurs FrançaisChapitre 2 sur 118 · M PRÉFACE DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

M PRÉFACE DE L'ÉDITEUR

d'un petit nombre d'adeptes, qui bornent à des servitudes d'orthographe la fidèle reproduction des anciens textes; nous avons apphqué l'orthographe moderne à ces contes du quinzième et du seizième siècles. C'est un système, dans lequel nous persistons et persisterons malgré des critiques plutôt répétées ([ue motivées : «Quant au système admis par quelques éditeurs, dit M. Leroux de Lincy dans son introduction aux Cent Nouvelles nouvelles^ de rajeunir l'orthographe, en supprimant certaines lettres, nous n'avons rien à en dire, sinon que cette malheureuse tentative de demi-traduction défigure complètement les anciens ouvrages. On s'expose à commettie des anomalies grossières : c'est le travail d'un peintre qui placerait une perruque à la Louis XIV sur la tète d'un chevalier du temps de Charles VU. »

Ce serait bien le cas de défendre ici ce système, en attaquant celui qu'il tend à remplacer et l'édition en tête de laquelle lAL Leroux de Lincy n'a pas craint de condamner la nôtre avec un air d'intolérance que ne nous inspirent pas ses utiles et laborieuses recheiches; cette édition nous fournirait au besoin toutes les armes de l'attaque que nous \oulons engager sur un autre terrain. INous nous contenterons de répondre aujourd'hui à M. Leroux de Lincy, que nous reconnaissons deux systèmes à suivre, également rationnels, également bons peutêtre, dans les nouvelles éditions des anciens auteurs : d'après le premier, il faut àouner un fac-similé de l'édition ou du manuscrit original, sans aucune Variante dans la ponctuation, dans l'accentuation, dans les signes caractéristiques du langage de l'époque; d'après le second, il faut éclaircir les obscurités matérielles de ce langage, par l'orthographe, la ponctuation, l'accentuation, etc* Quel est le système suivi par M. Leroux de Lincy? il reproduit, avec une fidélité dont nous ne pouvons lui savoir gré, jusqu'aux fautes d'impression de l'édition originale qu'il réimprime (t. 1, p. i^jà soit ce qa elles ^ yiÇiWV jaçoit ce que; p. 4a, ii cJiefde pechié^ pour // chef de pièce; p. 4^, tenant le hoc en Veau^ pour tenant le bec enVeau-^ p. 5o, riclies baguez, pour lic/ies bagues; p. 6o, à tous, pour atout;^ p. 63, se me sembleroit, pour ce me sembleroit, et c///,6?/ pour dueil; p. 65, g est bouté, pour s est boule; p. 85, d'envers, pour d' envers; p. 172, quil ne loist^ ^our quU n'est loi; p. 243, retour^ pour amour; p. 3o4, mengue , pour mange, etc.); mais, en revanche, il ne s'est pas fait le moindre scrupule de ponctuer à sa guise, et trop souvent au liasard, ce style prolixe rempli de phrases incidentes et de parenthèses inintelligibles lorsque la ponctuation ne vient pas en aide au lecteur; il s'est encoredonné plus de licences dans l'accentuation des mots, pour laquelle il s'en réfère à des théories grammaticales et euphoniques qui demanderaient au moins quelque discussion et quelques preuves à l'appui. Quant à l'idée délaisser subsister, dans l'orthographe d'un même mot, ce que M. Leroux de Lincy appelle toutes les variations en- usage, elle n'est ni logique ni spécieuse : on s'expose sans cesse à obéir au caprice d'un copiste ou d'un imprimeur ignorant.

PRÉFACE DE L'ÉDITEUR. vu

Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet et nous y reviendrons à loisir. En attendant, nous n'offrons pas cette édition comme un modèle irréprochable, tant s'en faut (l'errala serait trop long pour que nous osassions le faire); mais nous la croyons piopre à laciliter la lecture des vieux Conteurs français.

Paul L. JACOB, bibliophile.

Paris, 16 mai 1841

INTRODUCTION

La liltéralure , après avoir essayé |)lusieurs transformations successives , revient sans cesse à une forme première, qu'elle quittera encore pour la reprendre plus tard, lorsque l'oubli lui aura rendu tout l'attrait de la nouveauté. " Fn efTet, dit la Fontaine, on ne peut pas dire que toutes saisons soient favorables pour toutes sortes de livres. » iMais il n'est pas de genre si décrié et si vieux , qui ne puisse être rajeuni et remis en honneui-. Ceci est une affaire de mode, un basard de fortune ; et si les écrivains sont impuissants à créer, ils savent rénover avec art. On jette au rebut les anciens moules ; on ne les brise jamais : demain peut-être on ressuscitera l'béroïde; et puisque l'ode de Konsard est remontée sur son trône après deux siècles et demi d'bumiliations, ne sera-ce pas bientôt le tour des rondeaux de Benserade , des vers équivoques de Crétin , des Soties de Gringore et des Mystères de Greban ? Aujourd'hui la vogue est au Conte, et les libraires ne sèment plus que conteurs, comme autrefois ils ne greffaient que du Saint-Evremond.

Passe donc pour le conte ; c'est un produit agréable qui ne manquera jamais en France , où il est indigène. Le caractère , l'esprit et la langue de notre pays sont essentiellement propres à la nature du Conte, qui doit être vif, joyeux, hardi et naïf: ces qualités du moins se trouvent réunies dans la plupart des conteurs du quinzième et du seizième siècle. Il y a là toute une littérature, exquise de finesse et de grâce , qui reste ignorée sous les laves refroidies de vingt éruptions littéraires, comme ces villes anti(}ucs d'Italie enterrées vivantes et plongées dans les ténèbres, tandis que des villages modernes , bâtis de leurs débris à la place même qu'elles occupaient, s'étalent au soleil et foulent aux pieds les trésors de l'art immortel : la cabane est assise sur le fronton d'un temple.

Le Conte est partout le type primitif do la

littérature d'un peuple. Jadis l'historien et le rapsode contaient ; Hésiode , Homère , Hérodote , Lucien , ne furent que des conteurs [Kjëtes et philosophes, qui , selon le goût de leur temps, varièrent les formes de la tradition écrite, liien avant eux , dès l'origine de la société, au milieu des forêts, les hommes nouveaux se reposaient des fatigues de la chasse en écoutant les récits d'un vieillard qui leur disait ce que son père lui avait dit touchant la naissance de l'Univers. Le conte et l'histoire eurent une source commune , contemporaine des langues , et ce ne fut qu'après des siècles d'éducation intellectuelle, que l'histoire fut dégagée de l'alliage du conte. Plularque , qui fut le Montaigne des Grecs, résume à lui seul les diverses époques du conte ancien , qui était en honneur jusque dans les veillées des sorcières de Thessalie. Les Romains ne nous ont laissé de conteurs que Diodorede Sicile et Apulée; mais nous savons qu'ils empruntèrent aux Grecs les banquets acromatiques , c'est-à-dire, suivant le commentaire d'un vieux conteur français, « assaisonnés de c]uel(|ue boime sauce et savoureux sopiquet de contes récréatifs etplaisantes sornettes. »

Les premiers contes , en France , furent des légendes de saints , narrées avec une crédule simplicité et grossies de bouche en bouche. Le tombeau de Dagobert, à Saint-Denis, où la sculpture a représenté les voyages de l'âme de ce roi dans l'enfer, est un conte lântastique figuré en pierres; la Légende dorée de .Tacques de A'oragine forme un recueil de contes merveilleux , (]ui ne le cèdent pas aux Mille et une Nuits arabes. Ces contes pieux, inventés par les moines et enjolivés de détails peu édifiants, avaient pris racine dans la religion ; et telle était la manie des contes alors , que les dogmes fondamentaux du culte furent travestis de la façon la plus scandaleuse , sans mauvaise pensée. Ainsi l'Évangile servit

INTRODUCTION

de texte à des facéties licencieuses ; les livres d'Heures et les Psautiers étaient d'ordinaire allongés de miracles, de diableries et de paraboles qu'on lisait à l'église par manière de distraction. Voilà comment il est arrivé que les plus célèbres |)rédicateurs du (|uinzième et du seizième siècle, Menot, Maillard, liarlette , mêlaient tant de contes à leurs sermons et chant,^eaient la chaire en tréteaux.

On peut rapporter à l'invasion des Maures d'Espagne dans les Gaules méridionales l'invasion du conte de gai-savoir , que les troubadours apprirent aux trouvères. Les Maures, ainsi (lue tous les Orientaux, se plaisaient singulièrement à entendre les longues narrations qui berçaient leur paresse , à l'ombre des aloès et au bord des fontaines. Le sultan Cbabriar reculait de jour en jour la mort de Cheheiazadc pour ne pas laisser interrompre un de ces contes qu'elle racontait , en attendant l'aurore, à la prière de sa sœur Dinarzade. Bientôt le Languedoc , en expulsant ses conquérants , retint quelque chose de leurs mœurs et de leurs arts. Un dicton populaire donna la palme au mieldre jugleor en Gascoignr ; cette province fournissait les meilleurs jongleurs, et, toujours passionnés pour ce genre de divertissement , nos bons aïeux riaie7it.

L'Orient raviva encore la passion des contes lorsque les croisades eurent acclimaté en France une foule d'usage d'outre-mer. Les Sarrasins et le climat de la Palestine amollirent les vainqueurs, qui rapportèrent dans leur patrie le goût des apologues, et cette volupté nonchalante que procurent aux Asiatiques les récits fabuleux. Les trouvères se souvinrent des aventures ingénieuses qu'ils avaient ouïes sous la tente , à Damas et à Massoure. La cour de Philippe-Auguste reçut le reflet de celle du Soudan Saladin , et il n'y eut pas de l'été royale ou seigneuriale sans un lai récité durant le festin, au murmure des coupes qu'on remplissait de vin de Chypre. Durand, Rutebeuf, Cortebarde , Marie de France et les autres, qui précédèrent les romanciers de chevalerie, eurent la gloire d'inspirer Boccace.

Ne semble-t-il pas que les contes ont été surtout en faveur dans les moments diUiciles, où il était besoin d'oublier les malheurs du temps , la guerre , la famine et la peste? Boc-

cace composa son Décaméron pendant la peste de Florence ; Pogge , qui naquit cinq ans après la mort de Boccace , son maître , écrivit ses contes facétieux au milieu des schismes turbulents de la papauté ; Eustache Deschamps , qui avait étudié la médecine dans le Levant, paraît mettre le conte au nombre des remèdes de l'épidémie que Boccace combattait à force de gaieté, lorsqu'il recommande en ballade de fuir la tristesse et fréquenter joyeuse compagnie.

C'est dans le quinzième siècle que l'exemple de Boccace réveille en France la muse du conte, endormie comme Épiménide, tant que le choc des armées retentit d'un bout du royaume à l'autre; depuis quinze ans la guerre civile faisait silence , et la peste ne dévorait plus les populations, lorsque le dauphin de France , qui devait être Louis XI , réfugié à la cour du duc de Bourgogne pour échapper au ressentiment de son père Charles VII , consola son exil par les Cent Nouvelles NOUVELLES , " asscz scmblablcs en « manière, dit Antoine de la Sale, rédacteur « anonyme de ce recueil , sans atteindre le « très- subtil et orné langage du livre de <■< Cent Nouvelles. » Le terrible Louis XI avait ses heures de badinage et de belle humeur à table et parmi les fumées de la buverie ; il préludait aux potences de son règne par propos folâtres , et il payait en monnaie de langue l'hospitalité de son beau-frère de Bourgogne. Ces deux fiers conteurs se mesurèrent, à quelques années de là , dans la plaine de jMontlhéry.

La cour de Bourgogne , où se racontèrent si librement cent nouvelles moult plaisantes , n'admettait pas les dames à ces après-soupers gaillards , où chaque assistant avait la parole à son tour et rafraîchissait sa mémoire dans un pot de cervoise ou bière forte ; mais les femmes étant introduites à la cour de France par Anne de Bretagne , le conte quitta son allure soldatesque et voila sa nudité impudique , sans renoncer pourtant à son francparler et à sa joyeuseté native. La mère de François PS Louise de Savoie, et sa lille Marguerite d'Angouléme , duchesse d'Âlençon , depuis reine de Navarre , excellèrent dans un genre qui veut, par-dessus tout, le talent de broder une idée avec esprit et délicatesse. On assure que Louise de Savoie s'a-

INTRODUCTION

Voua vaincue par sa fille et déchira son ouvrage , que nous rogrellerons , malgré cette rigoureuse condanmalion : Marguerite nous a conservé son chef-d'œuvre l'Hi:pta31e- RON, ou Histoire DES amants fortunés , dans lequel , dit Claude Gruget, premier éditeur de ces contes , elle a passé Boccace.

Marguerite, que la Réforme n'empêcha pas de faire traduire le Décaméron italien par son secrétaire Antoine le Maçon , ne rassemblait aucune nouvelle qui ne fût véritable histoire , et sa haute philosophie, loin de s'efTaroucher des libertés du conte , brisait l'os médullaire , du livre de Rabelais , que des précieux du siècle de Louis XIV ont osé traiter de bouffon insipide!... Le cardinal Dubellay envoyait dîner avec les laquais quiconque n'avait pas lu le Livre! Enfin, il importe peu que les nouvelles publiées sous le nom de la reine de Navarre soient sorties ou non de la plume d'un de ces valets de chambre lettrés, qu'elle s'attachait par des bienfaits et plus encore par sa beauté et son mérite incomparables : lesCoiNTES ET Joyeux devis , de Bonaventure des Periers , ne sont peut-être que des lambeaux de VHeptaméron inachevé.

Ce que touche une main royale devient or ; le Conte fut partout le bienvenu , et tandis que, dans chaque ville de France, parents, amis et voisins se réunissaient les soirs pour banqueter et conter à frais commun , les imitateurs de Rabelais et de la reine de Navarre accaparèrent et gardèrent longtemps la fortune que leurs modèles avaient eue. Noël Dufail, sieur de la Hérissaye, voulut prouver, par ses Contes d'Eutrapcl, que l'utilité des contes facétieux est grande, et par ses Discours d'aucuns propos rustiques, qu'on pouvait trouver goût aux naïfs récits des paysans ; le docte Henri Estienne, pour faire l'apologie de son cher Hérodote , n'imagina rien de mieux que de publier un volume de contes , qu'il se défend d'avoir enrichis, sous le titre de V Introduction au traité de la Conformité des merveilles anciennes arec les modernes; Tabourot , lidèle à sa devise : ^i tous accords , qui fut aussi celle de Henri III , montra un talent varié dans ses Bigarrures et touches , comme dans ses Escraignes dijonnaiscs; le sieur Goulard, une de cqs personnes de si bonne pâte et heureuse rencontre qu'ils semblent nés pour faire rire les autres, dut sa joviale réputation

à la plume badine du môme Tabourot, qui rédigea pour rire les contes les plus gras du gentilhomme franc-comtois ; Couchet, sieur deRoncourt, dédia aux marchands de Poitiers ses Serées , dont les discours libres et gaillards se ressentent de l'ancienne prudhommie du bon vieux temps; Reroalde de A'erville, tout chanoine qu'il était, ou parce qu'il était chanoine, gâta son Moyen de Parvenir à force de grossièretés; et IJoisrobert, sous le nom de son frère le sieur d'Ouville , s'appropria beaucoup de bien d'autrui dans ses Contes aux heures perdues. Le Conte s'empara, pour ainsi dire , de tous les instants de la vie : non-seulement les Serées de Rouchet furent accompagnées des Facétieuses journées de Gabriel Chappuis et de la traduction des Facétieuses nuits de Straparole , mais encore le seigneur de Cholières imagina m& Neuf Matinées, pour inviter la compagnie (ju'il avait aux champs à se dégourdir et aiguiser l'appétit au dîner , puis ses y^lprés-dînées , pour empêcher sa compagnie de dormir au sortir de table , parce que le veiller est plus gentil, mieux séant, de meilleure et plus honnête grâce. Le seigneur d'Yver, pour cquivoquer sur son nom, intitula Printemps un recueil de cinq contes entremêlés de digressions savantes, morales et philosophiques , qui avaient été mises à la mode depuis les Diverses Leçons de Pierre Messie , traduites de l'espagnol par Claude Gruget, l'éditeur de la reine de Navarre. Duverdier, sieur de Yauprivas, voyant, par le peu de succès de son Compseutique, que les contes perdaient de la valeur qu'on avait coutume de leur accorder en France , essaya de les rajeunir en les enveloppant de leçons débitées d'un style sérieux et dogmatique. Ce fut aussi sous le titre de Diverses Leçons qu'il imprima un choix de ses lectures, divisé par livres et par chapitres : ce volume, réimprimé plusieurs fois, fut sans doute assez goûté, puisque Louis Guyon, sieur de la Nauche, fit paraître à son tour trois gros volumes de nirerscs Leçons, plus ennuyeusesque les précédentes, en ce que les anecdotes y étaient plus rares : ce n'étaient déjà plus ces bons contes à la gauloise avec lesquels on oubliait la peste et la guerre civile. Enlin , les Nouvelles tragiques, de l'italien Randello, traduites ou plutôt paraphrasées et gâtées par Relleforêt et Boaistuau , furent les derniers soupirs

IJSTRODtCTlON.

du Conte au seizième siècle, immortel phénix, que cent ans plus tard la Fontaine devait extraire de la poussière de ces bouquins de haute graisse.

La plupart de ces bouquins sont aujourd'hui rares ou introuvables, la plupart imprimés avec une orthographe et des caractères gothiques , la plupart d'ailleurs illisibles aux dames. Cependant , c'est là le précieux dépôt du véritable esprit français, et ce précieux dépôt , presque ignoré, finira par disparaître tout à fait, car les étrangers recherchent volontiers nos curiosités bibliographiques. N'y aurait-il pas intérêt et profit pour les gens du monde à visiter les ruines du Conte, qui n'ont jamais eu de cicérone ? 11 y a tant de perles à tirer du fumier d'Enniusl Les dames se fàcheraient-elles de connaître , d'un ouvrage bizarre , comique et

original, ce qui peut leur en être présenté avec les exigences polies de noire siècle? Le fruit défendu a tant de charmes depuis Eve I Sans doute, le goût a bien varié du quinzième siècle au nôtre : les Cent Nouvelles furent mises en terme et sur pied au commandement et avertissement du très-redouté seigneur Louis onzième; VHeptaméron parut sous la permission du roi et sous les auspices de trèsillustre et très-vertueuse princesse Madame Jeanne de Foix , reine de \avarre ; mais les Contes de la Fontaine, qui n'avait pas choisi d'autre Mécène que la Champmeslé, soulevèrent l'indignation du roi ; et le lieutenant de police en supprima l'édition comme remplie de termes indiscrets et malfwnnétcs , et ne pouvant avoir d'autre effet que celui d'inspirer le libertinage.

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