SONNET DE JOSEPH YVER
SUR LE Pnny TEMPS DE JACQUES YVEIl, SON riiiiRE.
Si 1p printemps, qui, prodigue, desserre Tous les trésors de ses gaies douceurs, Au cerf blessé donne remèdes sûrs ', Et au cbeval l'iierbe qui le déferre '^;
S'il donne bien de quoi santé aequerrc Aux animaux aggravés de douleurs; Même, s'il donne herbe, «iont les vigueurs Revivre font ceux que morts on enterre;
Que n'a-t-il fait, de quoi être pansés Du trait d'Amour nos esprits élancés?
Las ! est-il moins aux hommes salutaire?
Ou bien plutôt, dis-moi, frère bénin, S'il tient au mal, si hors du médecin , Qu'Apollon môme onc ne s'en put défaire?