‹ Les vieux conteurs FrançaisChapitre 85 sur 118 · PAR MARIE YVER, LA SOEUR UNIQUE · texte numérisé non relu

PAR MARIE YVER, LA SOEUR UNIQUE

Si le printemps, qui embellit la terre Par le tapis de cent mille couleurs.

Guérit en nous les soucis et langueurs. Que l'hiver froid avarement asserre ' ;

Ce Printemps-ci , qui doucement enserre En un bouquet cent mille et mille fleurs. Doit soulager et les yeux et les cœurs De ceux auxquels l'Amour fait dure guerre.

Vrai est que ceux qui ont les yeux blessés

De ce soleil , se diront oiTensés.

Car toujours est le bien au mal contraire;

Ainsi l'on voit, d'un même romarin , L'enflé crapaud façonner son venin; Dont le bon miel une abeille peut faire.

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