BRANLE DE POITOU
Ores, mon Angclelte, Que le pampre croissant, D'une accollade élroile Va sa Ireille embrassant, El qu'on voit enlaçant, Tout à l'cntour du chêne, D'une amoureuse chaîne Le lierre verdissant;
Que les arbres en Icrre Se vêlent de blancheurs, Que le vert pré desserre Ses plus douces odeurs, Se bigarrant de fleurs; Et que l'eau qui ruisselle Console la querelle Des oiseaux voyageurs ;
Le rossignol sauvage, La passe "^ et le ramier, Sous le nouveau feuillage , Se vont apparier ; Que d'un amour entier Gémil la lonrlereiie, Et que jà l'hirondelle Cherche à se marier ;
ruisque tout ce, ma belle, Le printemps nous fait voir, Serez-vous bien rebelle A l'amoureux devoir?
Pourrcz-vous seule avoir L'hiver en la poitrine Pour étreindrc, inhumaine.
D'un doux feu le pouvoir?
riutôt, d'amour bénigne.
Faites un cœur nouveau ; Plutôt soyez ma vigne, Je serai voire ormeau ; Et dans votre sein beau Enfermez mon courage, Comme dans une cage On enferme un oiseau.
Et pour un plus grand signe D'éternelle amitié , D'un lien androgyne Notre corps soit lié: Que de notre moitié Amour ores parfasse Un tout, qui ne s'efface Par la mort sans pitié.
> Ce vieux mol se prenait pour ilnnse-, il exprime ici que la ronde était accompagnée de pas cl de sauts. * Passereau.'
Qu'un trait qui ne rebouche ' Nous enferre tous deux, Sein à sein, bouche à bouche, Flanc à flanc, yeux à yeux ; Que ce rets doucereux Cent fois sur nous redouble, Duquel Vulcain accouple Les déesses aux dieux.