SCÈNE XVII
VICTOT\, CLARISSE.
( Ils se regardent un moment en silence , et avec embarras. >.
CLARISSE d part.
Eh! bien... elle me ïaisse'!
VICTOR d part.
Il n'y a pas moyen d'éviter le tête-à-tête.
CLARISSE d part.
Je ne sais que devenir.
viCToa à part.
11 faut pourtant dire quelque chose. ( Haut ) Quelle scène affreuse î ^-ri:,w';;L-.;
/r2 LA FEMME
CLARISSE
Oh! affreuse , eu effet ! J'en suis encore tout e'mue.
VICTOfi.
Ce pauvre garçon!
CLARISSE
Pauvre Delphine ! Mais quel était doue le motif de leur dispute ?
Je n'ai pas hop compris. Il m'a semblé que c'était en i'aisant l'éloge des époux bien unis, qu'ils se sont brouillés.
CLARISSE
Quoi ! . . nous serions la cause. . .
VICTOR
J'en ai peur.
CLARISSE
Ah! j'en serais inconsolable ! Mon Dieu ! que ce monsieur Aubry est violent !
VICTOR
Et sa femme? avez- vous remarqué, Madame , comme la colère va mal à une jolie figure ?
CLARISSE
C'est vrai ! . on ne devrait jamais se fâcher ! mais nous ne pouvons pas les laisser dans cette .situation ; il faut empêcher un éclat.
VICTOR
Je ne demanderais pas mieux. Mais comment faire ?
CLARISSE
Je vais parler à Delphine ; si vous aviez la bonté en même temps. . .
VICTOR
De me charger du mari ?.. de tout mon coeur ! Mais qu'est-ce que nous leur dirons ?
C'est bien facile ! de ces choses générales. ■ . J'attaquerai sa sensibilité. . .
\iR nnjwean ( musique de M. Horrnillc ). Je lui dirai que l'on nous blâme D'occuper le public de nous.
DE l'avoué. /|,"5
Que le nartagc d'une femme
Oest d obéir à soii opoux !
Que la douceur, la |)atientc
Sonl les verlus (juc le ciel noua donu.», Que uolre lot c'est l'indulgence. . .
Dites . dites moi , n'est-ce pas cela ?
e N'est-ce pas cela ?