SCENE III
Les Mêmes, MARIE, une Femme de Chambre, deux Laquais
portant ses paquets.
MARIE, accourant en sautant.
Maman, matnau !
Elle l'aperçoit et court dans ses bras,
LA MARQUISE, C embrassant avec transport.
Marie !
SAINTE-CROIX, la regardant avec plaisir et à part.
Eh! mais... comme elle est bien, cette petite!.. D'honneur e n'aurais pas cru qu'elle devint si jolie ! MARIE, à sa mère.
C'est vous... je vous retrouve... Je ne vous quitterai plus, n'est-ce pas?
XA MARQUISE , uxec amouc.
Jamais, ciière enfant!
MARIE
Ah ! que je suis contente ! que je suis heureuse ! C'est que le couvent n'est pas bien amusant au moins... [Apercevant Sainte- Croix qu'elle salue froidement.) Monsieur le Chevalier... (y^«.r domestiques avec amitié.) Bonjour, Mnrcel... Bonjour, mon vieux Lambert... Vous êtes bien contens de me voir, n'est^-il pas vrai?.. Et moi aussi!., j'étais d'une impatience et d'une inquiétude... [Prenant lainain de samcre.) Mon Dieu! maman,
qu Cji-ce que l'on nous cont.ùl donc? ot'S einpoiAonneiiiens .. EsJ-il possible qu'il y ait des gens assez cruels, assez niéchaos...
LA MAivQnsE, troublcc.
Comment... on vous a parié...
SAINTE-CROIX , légèrement.
Quelle folie d'aller cirrayer des enfiins. (// Marie.) On exagère beaucoup... Je vous assure que votre chère maman et moi, nous sommes fort tranquilles à cet égard. [Mouxejtient de la Marquise.) Mais pardon , je vous laisse: je ne veux pas troubler les premiers épanchen)ens... {Bas à laMarqiiiseet appuyant.) Je reviendrai , nous reprendrons notre entrelien... Ces millu louis, il me les faut! et je n'aurais qu'un n)ot à dire. . [Haut.) Au revoir, Marquise... Mademoiselle, je vous salue.
LA MARQUISE, ùas (l Un taquais , pendant que le Chevalier sort.
S'il revenait, dites que je n'y suis pas... je ne veux plus le revoir!..
Le valet s'incline et suit le Cliovalier. — Ils sortent.