ACTE II , SCÈNE XIII. c
PERRiN, (ner colère.
J\ii |i(?rdii hi France, ;'i picscnl !.. taiilôt, jo l';ivais sauvée !.. 'lâchez donc de vous entetulie... Vous me ferez croire peutêtre que je peux remuer la Fiance avec mon petit doigt !...
FoucHÉ, l'u^ement.
Allons , allons !... il ne s'agit pas de se désespérer!... il faut donner des ordres , il faut courir. ( Allant vers le fond. ) Holà ! quelqu'un...
( Tous ks chefs de bureaux , liuissiers, gendarmes accourent à sa voix. )
DÉSAUNA.IS.
Et où les retrouver maintenant?..,
PERRIN
Mon Dieu , je suis sûr qu'ils sont retournés bien tranquillement à la revue !.. où était leur premier rendez-vous...
TOUS
A la revue !...
BERNARD, trhs agité ; il regarde par la fenêtre.
En effet .. l'heure approche!... {On entend une musique éloignée.) La garde *\q<, consuls est déjà rassemblée... Ce mouvement... cette musique... Et ce Crussac qui est libre!... 0 mon Dieu!... (« ceux qui l'entourent) courez vile!...
FOUCHÉ
Comment?
BERNARD, hors de iui , à Fouché.
Je n'y tiens plus!... Oui , c'est à la revue... au moment où il sortira des Tuileries... où on l'entoure pour lui présenter des pétitions... c'est là qu'il doit être frappé !...
Grand Dieu !
FOUCHÉ
Et il ne veut pas que l'on veille sur lui... {Aux gendarmes. ) Vite ! votre piquet à cheval !... {A. Désaunais. ) Courez... prévenez Lannes , Duroc, ses aides-de-camp... {Aux huissiers.) Faites venir Comminges... Non, j'y vais moimême... Ma voiture !,..
9'^> MICHEL PERRIIN.
rjÉsAUNAis , à hciulo ^voir.
i/A voilure du ministre !
( Fouchi^ signe quelques ordres ; tout le monde va et vient dans le plus grand désordre. )
PEuniN j an milieu d'eux.
ÎNInis un monicn)... «^xpliqiiez-moi... Qii'e^l-ce qu'il y a clone?...
CHOEUR
Ain ; La voix de la patrie.
Du sort qui le menace Comment le préserver 1 De leur aveugle audace Qui pourra le sauver ?
BERNARD , tvès émU.
Des armes !... qu'on m'en donne !
Et Bernard aujourd'hui...
Sans accuser personne , Pourra mourir pour lui !...
CHOEUR
Du sort qui le menace , Etc. , etc.
FoucHÉ , se lecant et vonlanl parU'r.
Allons, messieurs !,..
BERNARD , « la feiU'tie.
Attentiez ! {On s'anêie en silence.) Le bniil ties l.iuibours... ces cris... ces acclamations... ( On entend dans l'éloignement les cris : Vive le premier consul ! ) Se retournant à Fouche. ) Il sort des Tuileries!...
FOUCHÉ
0 ciel!...
( Musique qui continue en sourdine. )
BERNARD, ai^ec effroi.
Il n'est plus temos !.,.