SCÈNE XIV
Les mi:mf.s, un TIL'ISSIEU paraissant à la petite porte,
l'huissier, à De'saunais,
l Vtw lioninie, enveloppé d'un inanlcui , et qui a disparu aussitôt, vient de me remettre ceci , pour le citoyen Perrin.
( Montrant une lettre. )
l'ERRiN, s'ai'ançant* Pour moi?,..
DÉSAUNAis, la saisissant.
Un moment !... il était d'intelligence avec eux... ilét;iltdu complot , j'en suis sûr... et je veux savoir... ( 11 brise le cachi-t. )
roucHÉ vivement.
iDonnez!.., à(m\\Qi\,.. {Regardant la signature.) Jules Je Crussac !...
DÉSAUNAis , triomphantf à ceux qui l'entourent. Voyez-vous!.,,
g8 MICHEL PERRIN,
FoucHÉ, lisant (i).
« Monsieur, quoique je fiis>e en votre pouvoir, notre
» projet était immanquable... la vie du premier consul était
» entre nos mains... Tous les efforts de la police n'auraient pu
» le garantir. Le procédé noble et loyal du ministre, dont
» vous vous êtes montré un si digne interprète, sa con-
» fiance, sa générosité , ont dû changer notre résolution...
» Nous renonçons à notre dessein , et mes amis et moi nous
» quittons Paris à l'instant, »
11 est Sauvé !...
BERNARD , afûc élan.
Mon pauvre général.
FOUCHÉ , acket^ant de lue.
o Adieu , monsieur. Je regrette de vous voir suivre une » pareille carrière.. Mais si le ministre n'employait que des » hommes comme vous, son pouvoir serait immense, et la » police bien plus facile, »
PERUiN , cherchant à comprendre.
Qu'est-ce qu'il veut dire?.. Une pareille carrière!,..
FOUCHÉ j à Perrin.
Comment, mon bon Michel, c'est à toi que nous devons...
DÉSAUNA.IS, ai>ec enthousiasme.
Quel homme prodigieux !.. je l'avais bien jugé!,..
PERRIN , le regardant at^ec ironie.
J'ai encore sauvé la France, n'est-ce pas?.. Eh bien ! moi je n'y comprends rien... et cette letire... (La prenant et regardant.) Si fait! , c'est bien pour moi ( Lisant l'adresse. ) Au citoyen Michel Perrin... employé de la police secrète.
(i) Désaunais, Fouché, Perrin, Thérèse, Bernard.