SCENE II
Les Mêmes, LEFÈVRE, sortant de son pavillon..
LEFÈVRE
Madame?..
MAD. DE BRACY.
Ouvrez donc cette grille ; il me semble que c'est M. Beauchan... cela lui évitera la peine de faire le tour du parc.
Pendant que Lefèvre ouvre la grille et que madame de Bracy regarde sur la route , Dumesnil s'approche furtivement d'Agathe.
DUMESNIL, bas.
Je vois que nous nous entendons, cousine.
AGATHE, bas et d'une voix émue.
Ahl mon cousin, je n'ai d'espoir qu'en vous !
DUMESNIL, bas.
Vous avez un secret ?
AGATHE, bas.
Hélas, oui! Confiez-le moi !
Impossible !
DUMESNIL, ba^.
AGATHE, bas.
Air : Dernière pensée de Wéber.
Quel martyre i Vous le dire , Oh ! non... mais si j'osais ici (Tirant un billet de son sein.) : ^i
Vous remettre Cette lettre...
DUMESNIL , bas. , „
Donnez vite... '
AGATHE , la lui donnant. '
La voici!
Elle va rejoindre sa mère.
DUMbsruL, à part et mettant la lettre dans sa poche.
Quoi , je suis aimé d'elle !
Je plaisais... sans le savoir.
( jlvec fatuité et se rajustant.)
La chose est naturelle...
L'habitude de me voir i..
ENSEMBLE
tl'UBSHIL, AGATHE, à parf.
Espérance , ConGance , Je deviendrai son Il devi(-ndra mon ' ' Du mystère ; Il faut laire Ce que j'apprends aujourd'hui.
Tout ce que j'attends de lui.
MAD. OE Baicr, <( la grille.
Il s'avance ; Son absence M'inquiétait aujourd'liui.
C'est qu'il touche à peine la terre...
C'est un amoureux... c'est bien lui !
tBFkVHK regardant aussi « la grille.
Patience,
Il s'avance, Et , de loin , je crois que c'est lui ; Il saut' les fossés, la barrière...
C'est un amoureux... le voici 1
MAD. DE BRA.CY, rappelant.
Mon cher Beauchan...
BEAUCIIAN, d ta grille.
Ah!., ah!., pardon, mesdames.
Il entre. Lefèvrc referme la grille puis rentre dans son pavillon.