‹ Les vieux péchés; comédie-vaudeville en un acteChapitre 318 sur 403 · DUMESNIL, LEFÈVRE · texte numérisé non relu

DUMESNIL, LEFÈVRE

Dieu !.. il est blessé.

BEAUCHAN, étonné.

Laissez donc, j'ai fermé les yeux.

LÉON, d'une voix faible.

Je suis mort!

LEFÈVRE, courant à lui.

Mille tonnerre!.. [Menaçant Beauchan.) Si je m'en croyais!., et pas lie secours; personne !

DUMESXIL, s' approchant de Léon, et éloignant Lefèvre. Allendez , je m'y connais un peu.

BEVLCHAIV.

Mais ce n'est pas possible! faut-il être maladroit.

DUMESNIL, près de Léon.

Il n'y a plus d'espoir.

LEFÈVRE

Mon pauvre officier.

BEAUCHAIV, jetant son pistolet.

Infortuné jeune homme !

LEFÈVRE

Taisez-TOus donc.

LÉOX, se soulevant avec peine.

Vos soins sont inutiles, mes forces s'épuisent et bientôt... M. Beauchan, je tous pardonne !

BEAUCHAN.

Le fait est qu'il n'y a nullement de ma faute ; vous avez été témoins. Vous l'avez voulu, malheureux jeune homme!

LÉON

Fuyez! fuyez vite, vous n'avez qu'un moment... dérobezvous à la vengeance.

DUMESNILj bas d Léon.

Ne parle pas trop , abrège tes derniers momens.

LÉON, s' affaiblissant.

C'est le dernier conseil qu'un ennemi généreux... Ah!..

Adieu !

II retombe.

TOUS, avec un mouvement différent et d'une voix étouffée.

Ah!

DUMESNIL , la main sur la poitrine de Léon. C'en est fait , plus rien !

BEAUCHAN, abattu.

Me voilà donc un meurtrier! un malheureux! l'effroi des familles, la terreur du genre humain... Qu'allons-nous faire maintenant?

DUMESNIL

Il n'y a pas a hésiter, allez-vous-en.

LEFÈVRE, le menaçant.

Et dépêchez-vous.

UEAI'CIIAN.

Que je m'en aille!

DUMESNIL

Vous n'avez pas un moment à perdre, rortho du joui du toinmandant, les lois, la cour d'assises!., passez vile la frontière... Lefèvrc, ouvre-lui la grille.

IJEALCIIAX.

Du tout , je ne m'en irai pas.

LÉOX, à part.

Hein?

DIÎMESMI-.

Fuyez.

BEAUGUA.V.

Non vraiment ; et mon mariage!

DLMESNIL.

Il est bien question de mariage quand vous êtes menacé ! ma tante d'ailleurs ne vous donnera plus sa lille ; et quand l'autorité militaire va savoir que vous avez tué votre homme.

BE AUCHAN.

Air : Vaudeville de Haine aux femmes.

PcrinettCE , je n'ai point de tort , Pour me punir, suis-je coupable ?..

L'événement est déplorahli* , Mais nous pouvons cacber sa mort !

Cet accident, on peut le taire...

LES AITRBS.

Oni , mais comment ?

BBAicBAN, baissant la voix.

11 faut soudain L'ensevelir dans le mystère!

Et l'eatener dans le jardin!

// montre Léon.

Vous me devez le secret! écoutez : il fait nuit, ce jeune homme n'était pas de la ville ; nous trouverons bien quelque endroit; comme cela personne ne se doutera... DUMESNIL, d part.

Par exemple, je ne m'attendais pas à celui-là.

LÉOX , à part.

Comment! ils vont m'enterrcr.

BEA.UCHAN.

Tenez! çà sera fait tout de suite.

Il remonte vers le fond.

LÉON, bas à DumesnU quiestdt son côté.

Du tout ! je m'y oppose. '-^

Les Duels. 5.

BEAUCHAN, se retournant, et d Dumesnil. Et pourquoi vous y opposez-vous?

DUMESML , embarrassé.

Je veux dire que je n'entends rien...

BEAUCHAN.

Bah!., en nous y mettant tous les trois, vous allez voir. {Cherchant de côté.) Si j'avais le moindre instrument... LÉON, bas à Dumesnil.

Tire-moi donc de là, ou je ressuscite.

MAD. DE BRACY, appelant du dehors et de très loin. Dumesnil, M. Beauchan i

BEAUCHAN.

Qu'est-ce donc?

LEFÈVRE

La voix de madame.

DUMESNIL, avec joie.

Elle aura entendu les coups de feu.

BEAUCHAN.

Ah! diable! *

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