‹ Les vignes américaines, leur greffage et leur taille. Étude raisonnée de la possibilité de reconstituer les vignobles et des moyens de défense pour les conserverChapitre 116 sur 132 · SULFURE DB CARBONE · texte numérisé non relu

SULFURE DB CARBONE

lière, sur 6,639 hectares, el ce chiffre a été porté à 7,371 en 1886.

Enfin, pour donner une idée de Textension rapide de cet excellent moyen de préservation pour nos vignobles, il su£Sra dMndiquer le développement considérable de la fabrication du sulfure de carbone. Celte fabrication était] déjà de 200,000 kilogr. en 1878, et s'est élevée à 10,000,000 de kilogr. en

Fi^. 75. — Appareil pour dissoudre le sulfure de Carbone dans Teau.

648 MOYENS DR DÉPBNSK.

1886, c'ôsl-à-dire qu'en huit années elle est devenue cinquante fois plus importante.

On parle maintenant d^un nouveau mode d'emploi du sulfure de carbone dissous dans l'eaû. M. Pierre Castel, président de la Société centrale d'Agriculture de l'Aude, en a fait l'objet d'une intéressante commuoication au Congrès de Bordeaux, dans laquelle il a expliqué les avantages de ce système.

L'appareil que les inventeurs, M. G. Benoist,de Margaux (Gironde), et M. Fafeur, de Garcassonne (Aude), ont imaginé (voir fig. 75), était exposé à Bordeaux et a déjà fonctionné avec succès l'été dernier, dans quelques vignobles. Il a été essayé parliculièrement chez M. ÉlieMirepoix dans les vignes de son domaine de Roux-les-Grèzes, près de Garcassonne, et les carrés traités que j'ai visités cet automne m'ont paru s'être conservés en bon état, dans une région pourtant bien éprouvée déjà par le Phylloxéra. Plusieurs viticulteurs m'ont en outre manifesté Tintention de pratiquer ce traitement en 1887 et sur d'assez grandes surfaces.

Il serait difficile de se prononcer encore sur le mérite réel de cette invention, dont l'idée paraU excellente. Toutefois la quantité d'eau qu'exige ce traitement sera peut-être dans bien des cas un obstacle à sa propagation, parce qu'indépendamment de l'accroissement de dépense, on ne trouve pas toujours de l'eau à proximité de tous les vignobles à traiter.

SULFOCARDONATES. 6i9

SULFOCARBONATES.

La nécessité d'employer pour le traitement au sulfocarbooate de potassium, imaginé par le regretté M. Dumas, une quantité d'eau relativement considérable, n'a pas permis de généraliser autant qu'on Taurait voulu Tusage de ce moyen de défense. Les applications de cet insecticide ont souvent donné de bons résultats, et au mas de Las-Sorres il y a une différence marquée, dans la force de la végétation, entre les rangées traitées et celles non traitées. Cette différence est plus accentuée pour certains cépages européens ou américains que pour d'autres ; chez quelques-uns elle n'est pas appréciable, tandis que chez d'autres l'application des sulfocarbonates a produit un accroissement considérable de végétation et de fructification.

Dans le département de THérault, il a été traité par les sulfocarbonates, et pendant ces dernières années, d'abord 196 hectares en 1883 ; puis 220 en 1884 ; ensuite 159 en 1885; et enfin 118 seulement en 1886. De petites parties ont été traitées aussi par le sulfocarbonate de calcium, recommandé par M. le professeur Cauvy.

On voit que le traitement par les sulfocarbonates

Sahut, 3« ôdit. 42

de potassium est de moins en moins usité ici. Dans la Gironde, les chiffres sont plus importants, soit 2,541 hectares en 1885 et 2,209 en 1886, peutêtre parce que les viticulteurs ont plus facilement de l'eau à proximité de leurs vignobles. Là aussi pourtant, il y a eu cette année une diminution importante.

Page 1