CULTURE ET FRUCTIFICATION DU JACQUEZ
Pendant les premiers temps de la plantation de ce précieux cépage, on se plaignait que la reprise des boutures n'était pas satisfaisante ; sans doute qu'on opérait avec du bois pris sur des jeunes pieds et dont Taoûtement n'était pas suffisant, c'est-àdire dont la maturité n'était pas complète.
On se plaignait d'ailleurs qu'il en était de nréme avec les boutures de tous les ^stivalis qui nous venaient d'Amérique, et on croyait en trouver la raison dans les fatigues de la traversée qu'avaient dû supporter ces boutures pour arriver jusqu'à nous. Mais cette raison n'était pas la seule, car M. Riley insistait sur ce fait que, dans le Missouri, les jEsU"
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valis reprenaient très difficilement de bouture et qu'on était obligé de les multiplier par le marcottage. Cette difficulté de multiplication me semble être un indice que le climat de la partie des États- Unis d'où nous venaient ces boutures ne permettait pas au bois des JSstivalis de mûrir suffisamment comme il le fait ici, et de s'aoûter dans des conditions qui facilitassent l'émission des racines, à moins toutefois que les attaques du Mildew ne produisissent le même effet en Amérique, en empêchant Taoûtement suffisant du bois.
Dans le midi de la France, cet inconvénient n'existe pas au même degré, et on a pu d'ailleurs en atténuer les mauvais effets, pour ce qui concerne la régularité de la reprise des plantations, en employant des plants déjà soignés en pépinière pendant anearnée, et par conséquent pourvus de belles et bonnes racines au moment de la plantation.
Il y a tout lieu de supposer, par l'expérience déjà acquise dans la culture du Jacquez, qu'il conviendra de distancer les plants un peu plus qu'on ne le faisait autrefois, soit en les plaçant à l'°,75 sur 2 met., ou mieux encore à 1°,50 sur 2°,50, ce qui est à peu près l'équivalent d'un espacement à 2 met. en tous sens. Cet écartement plus grand dans un sens (voir fig. 3) permettrait de faciliter pendant plus longtemps les cultures d'été.
Peut-être même ferait-on bien d'accoupler deux rangées à 1°,50 l'une de l'autre, les plants étant dis-
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tancés de 2 met. entre eux et dans le sens de la rangée ; on laisserait alors un intervalle de 3 met»
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Fig. 3. — Modèle de planUtioa à 1*,50 sur 2*,50.
entre les deux couples de rangées (voir âg. 4.). Ce dernier espacement équivaudrait à une plantation établie à 2 met. sur 2", 25, et chaque plant occupe-