‹ Les vignes américaines, leur greffage et leur taille. Étude raisonnée de la possibilité de reconstituer les vignobles et des moyens de défense pour les conserverChapitre 38 sur 132 · PRODUCTEURS DIRECTS A REJETER · texte numérisé non relu

PRODUCTEURS DIRECTS A REJETER

Les producteurs directs qui ont été précédemment décrits sont les plus importants, ceurdu moins qui ont été les mieux expérimentés et dont on a pu par conséquent apprécier le plus exactement les qualités ainsi que les défauts. La nomenclature n'en est certainement pas complète ; il existe même beaucoup d'autres producteurs directs, car les catalogues en énumèrent des listes fort nombreuses. On me permettra de m'abstenir d'apprécier ceux que je ne connais pas suffisamment, désirant me borner, comme je lai fait jusqu'ici, à exprimer mon avis sur ceux que j'ai pu étudier comparativement dans plusieurs vignobles

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en même temps et dans des natures de terrains sdffisamment différentes. pour pouvoir me former une opinion fondée sur le compte de chacun d'eux. Aller au delà, ce serait m'exposer à faire de la réclame, et on sait assez que c'est bien loin de ma pensée, pour des variétés qui ont besoin d'être étudiées encore très attentivement si l'on veut apprécier leur véritable mérite et si l'on veut en même temps tâcher de découvrir leurs défauts.

Il est cependant un certain nombre d'autres Tariétés qui ont été expérimentées suffisamment pour qu'on ait pu apprécier déjà leur valeur négative, soit qu'elles ne résistent pas complètement, ou qu'elles se montrent trop difficiles sur la nature du terrain, ou encore qu'elles présentent d'autres inconvénients qui en ont fait abandonner la culture. Dans ce nombre on peut citer les variétés suivantes :

Creveling. — De la Pennsylvanie ; hybride de Labrusca.

Croton. — Hybride du Delaware et du Chasselas doré.

Eomelan. — Un yEstivalis qui a pourtant dépéri presque partout.

Hennann. — Il ne s'est pas mieux comporté que le Nortans Virginia, dont il est issu.

Ives ou Ives-Seedling. — Un Labrusca issu,

dit-on, de V Hartford-prolific, qui n'avait pas non plus résisté.

Marion. — Originaire de la Pennsylvanie et voisin du Clinton. Ne prospère guère que dans les conditions du Norton' s Virginia et de VHermann^ c'est-à-dire dans les terres très fortement ferrugineuses et perméables.

Pauline — Bon cépage, mais trop sujetàT^nthracnose déformante.

Rulander et Louisiana. - Deux cépages très voisins, qui se sont généralement montrés à peu près partout peu résistants, pas assez fertiles, et mauvais porte-grefiFes .

Cette liste est loin d'être complète ; je me suis borné en efifet à signaler les variétés que j'ai pu apprécier ici d'une manière générale, parce qu'on les rencontre un peu partout dans la plupart des collections.

Il est évident que toutes ces appréciations sont particulières au milieu spécial dans lequel ont élé faites les observations, c'est-à-dire à notre région méditerranéenne, et principalement encore aux environs de Montpellier. Il n'y aurait rien d'impossible à ce que, sous d'aulres climats et dans des conditions de milieu qui ne seraient plus les mêmes, il existât des différences peut-être sensibles sous le rapport des résultats obtenus.

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