‹ Les vignes américaines, leur greffage et leur taille. Étude raisonnée de la possibilité de reconstituer les vignobles et des moyens de défense pour les conserverChapitre 42 sur 132 · C0NSIDÉRA.T1ONS GÉNÉRALES SUR LE GREFFAGE · texte numérisé non relu

C0NSIDÉRA.T1ONS GÉNÉRALES SUR LE GREFFAGE

Le greffage entre espèces appartenant au règne végétal est une opération qui consiste, tout le moade le sait, à prendre sur un individu d'espèce déterminée, tantôt un bourgeon ou œil, tantôt un tronçon de rameau appelé greffon, pour le transporter, en l'insérant par un des nombreux procédésen usage, sur un autre sujet de variété de même espèce ou d'espèce dififérente. En d'autres termes, le greffage consiste à emprunter les racines et par conséquent la sève d'un sujet d'espèce déterminée, pour transformer, en toutou en partie, sa charpente aérienne en celle d'une autre variété de même espèce ou d'espèce dififérente, qu'elle appartienne au même genre ou à un genre distinct.

Le sujet sur lequel on opère s'appelle 2?or^-7^^/7^,

et on donne plus spécialement le nom de greffe au point de contact où doit se faire peu après la soudure entre le sujet et le greffon, que celui-ci soit un simple bourgeon ou œil non développé, comme dans la greffe en écusson, ou bien qu'il soit un rameau ou un tronçon de rameau, comme dans toutes les autres sortes de greffes.

Dans la greffe par approche, le rameau-greffoo, ne pouvant être détaché qu'au moment où la soudure est complètement effectuée, se trouve ainsi séparé du sujet qui Ta produit, et nourri dorénavant par celui auquel il a été soudé. C'est seulement à partir de son sevrage que ce rameau méritera véritablement de porter le nom de greffon. S'il n'était pas ainsi sevré, il n'y aurait pas alors un greffage véritable, dans toute Taoception du mot. C'est en effet improprement qu'on appelle greffe la soudure de deux branches entre elles, rapprochées, soit d'une façon artificielle par la main de Thomme, soit naturellement, comme on l'observe quelquefois dans les forêts. Ce dernier phénomène se produit quand les branches ou les racines se rencontrent en s'appliquant fortement l'une contre l'autre et se soudent ensuite ; il en est de même quand les racines s'entrecroisent dans le sol, en s'appuyant l'une sur l'autre et se soudant entre elles de la même manière. Ici, ce sont toujours des soudures pures et simples, qu'il convient de distinguer des greffes véritables, pour lesquelles il faut toujours que le greffon soit

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