‹ Les vignes américaines, leur greffage et leur taille. Étude raisonnée de la possibilité de reconstituer les vignobles et des moyens de défense pour les conserverChapitre 43 sur 132 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

complètement détaché de Tindividu qui Ta produit, identifiant alors son existence avec celui sur lequel il est implanté.

Quelle que soit la nature de la greffe, le greffon emprunte, pour se développer, la sève du sujet sur lequel on le soude, vivant à ses dépens d'une manière qui rappelle, mais seulement quant à ses apparences extérieures, celle de certains végétaux parasites, comme, par exemple, le Gui du Poirier, du Pommier, du Peuplier et du fihêne, qui germe en s'implantant sur les branches de chacun de ces arbres, et se nourrit ensuite à leur détriment.

Dans la pratique, cette opération a généralement pour but de changer la nature d'un sujet déterminé, soit, ce qui est le cas le plus fréquent, qu'on désire transfor mer celui-ci en une variété fruitière ou d'ornement d'un mérite supérieur ; soit encore qu'on veuille propager une forme ou une variété précieuse qui ne se reproduirait ni par le semis ni par le boutarage, et c'est alors un moyen de multiplication très usité en horticulture et surtout en arboricultare ; soit enfin qu'on veuille obtenir d'autres avantages qui pourront changer selon les caractères spéciaux de l'espèce choisie pour sujet porte-greffe et surtout de l'espèce ou variété à laquelle on empnmterale greffon.

Pour ce qui est de la Vigne, dont il y a lieu pour le moment de s'occuper ici d'une manière toute spéciale, la pratique de la greffe consistait autrefois

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à changer la nature du cépage quand on était mécontent de celui qu'on avait. Il s'agissait alors de transformer par le greffage les ceps composant la plantation, en prenant les greffons sur une autre variété plus estimée ou présentant de plus grands avantages. C'est ainsi, pour ne citer qu'un seul exemple, que beaucoup de plantations de vignobles faites en Terret noir ou en Terre l*Bourr et j il y a de cela quarante ou cinquante ans et môme davantage, furent pkis tard transformées par la greffe en notre excellent Aramon; celte dernière variété paraissait offrir des avantages particuliers qui en faisaient préférer la culture.

Cette opération était considérée avec raison

Fig. 6. Fi g. 7.

Fig. 6. — Greffe en fente ordinaire.

Fig. 7. —Coupe du greffon pour la greffe en fente ordinaire.

comme infiniment plus avantageuse que Tarrachage

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