‹ Les vignes américaines, leur greffage et leur taille. Étude raisonnée de la possibilité de reconstituer les vignobles et des moyens de défense pour les conserverChapitre 49 sur 132 · AFFINITÉ DANS LB GREFFAGE · texte numérisé non relu

AFFINITÉ DANS LB GREFFAGE

les résultats souvent fort curieux, sont assurément iptéfessantes et instructives. Elles constituent, quand on les examine dans leur ensemble, une réunion de faits bien observés, qui aident à éclairer beaucoup de points obscurs, en montrant la voie dans laquelle on pourra se guider avec un peu plus de sûreté. Elles permettent aussi d'établir des règles géoérahs, dont on ne devra pas trop s'écarter sans s'exposer à des échecs. Quoique ces règles comportent de nombreuses exceptions, il sera cependant toujours utile d'en tenir compte, afin de pouvoir opérer avec des chances de réussite aussi nombreuses que possible.

Les végétaux, dans les diverses phases de leur développement, sont soumis à des lois physiologiques spéciales qui gouvernent tous les actes de leur existence. Ces lois régissent par conséquent l'opération de la soudure d'une partie de végétal sur uû autre végétal ; elles régissent aussi la faculté, pour le greffon, d'emprunter la sève d'un sujet différent de celui qui l'a nourri jusque-là, afin de se développer ensuite à ses dépens, en trouvant ainsi de nouvelles conditions d'existence, comme c'est le cas dans le greffage. La pratique signale tous les jours de nouvelles observations qui viennent corroborer ces lois, en leur donnant chaque fois une consécration nouvelle.

Il convient de signaler ici celles de ces lois qui s'appliquent plus particulièrement au greffage.

1^ Eq pratiquant Topération du greffage, on a reconnu par une expérience plusieurs fois séculaire, et cela d'une manière générale, Texactitude rigoureuse du principe suivant :

Les Variétés appartenant à une même Espèce végétale peuvent être greffées entre elles très facile^ mentf et^ dans ce cas, le résultat obtenu est aussi complet que possible.

Ainsi, par exemple, on sait que les nombreuses variétés de Poirier, de Pommier, d'Amandier, de Cerisier, de Prunier, d'Abricotier, etc., etc., ne peuvent guère se reproduire que par la greffe, qui est à peu près, dans ce cas, le seul mode pratique de multiplication généralement usité dans les pépinières. Quand on greffe ces variétés sur les sauvageons de la même espèce récoltés dans les bois, les haies et les jardins, ou bien sur les plants obtenus par le semis de graines de cette même espèce, le greffage réussit très bien, et les greffons se développent normalement en se conservant longtemps en parfait état de végétation.

Si Ton applique à la Vigne ce principe général, on peut déjà s'expliquer et comprendre facilement pourquoi l'opération du greffage entre les diverses variétés de nos cépages européens, qui était la seule pratiquée autrefois, réussissait toujours très bien, et donnait par la suite d'excellents résultats. I^ reprise de la greffe s'opérait dans de très bonnes conditions, et le greffon se développait vigoureuse-

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