FORMATION EN GRANDE ARBORESCENCE
récorce. Ce soot de gigaotesques et très gros échalas de 30 et même de 50 centim. de diamètre, sur lesquels on palisse, en les soumettant à une taille raisonnée, les rameaux de plusieurs pieds de Vigne, tout comme on le ferait sur des échalas de moindres dim^isions.
On met trois plants de Vigne au pied de chacune de ces grandes crosses et on palisse successivement les rameaux sur chacune de ces branches en les recourbant en arc. La production est assurément considérable, mais cette formé exige nécessairement beaucoup de main-d'œuvre, ce qui doit renchérir le prix de revient, comparativement à la culture en souches basses, comme celles qui sont placées tout à côté et à droite de la môme figure. Ces dernières peuvent servir de terme de comparaison pour montrer les proportions véritablement gigantesques des grandes crosses d'Évian.
Dans ces conditions, 150 crosses semblables sufiSsent à peu près pour occuper un hectare, et on pourrait craindre tout d'abord, en jugeant d'après ce qui se passe ici, que la Vigne cultivée sous une forme aussi développée devrait avoir do la peine à mûrir ses fruits. Il est bien probable que cet inconvénient ne doit pas se produire trop souvent, puisque ce mode de culture est adopté depuis fort longtemps et que néanmoins on persiste à le pratiquer.
Pourtant Évian se trouve placé sur les bords du lac Léman, à peu près sous la latitude de Màcon, et
par conséquent dans une situation qui n'est pas précisément méridionale ; son climat, quoique assez doux en hiver, manque néanmoins un peu de chaleur pendant les mois d'été. Donc, si une forme en très grande arborescence est possible à Évian» elle devrait l'être à plus forte raison dans notre r^on méridionale. C'est là, bien certainement, la formation en arborescence la plus développée que nous présente l'ensemble du vignoble français.