INFLUSNGE OB LA TAILLE SUR LA PRODUCTION
Ed établissant des vignobles disséminés un peu partout dans chaque pays, on n*a pas seulement songé à obtenir ces vins d'un choix supérieur, si justement appréciés pour leurs qualités exceptionnelles et fournis par des crus d'une très grande renommée, qui ont acquis de vieille date une réputation universelle. On avait et on a encore pour principal objectif, au moins dans la plupart des cas, de produire surtout des vins ordinaires pour la grande consommation. Gela est vrai, plus particolièrement encore, pour la presque totalité de nos vignobles du midi de la France.
Le problème à résoudre dans la création de ces vignobles consistait donc à faire produire, sur une surface déterminée et en aussi grande quantité que possible, un vin suffisamment bon et réunissant les qualités nécessaires pour être employé à l'usage auquel il était destiné. Ici qu'il s'agissait surtout d'obtenir des vins devant être vendus à bon marché, il
y avait lieu sérieusement de faire entrer en ligne de compte les frais de toute sorte qui constituaient le prix de revient.
Tel procédé cultural qui permet d'augmenter la production dans une proportion déterminée, ne peut, malgré cela, entrer avantageusement dans la pratique s'il entraîne un accroissement de frais trop considérable, et qui constitue le vigneron en perte. Dans la situation qui est faite aujourd'hui à la viticulture par l'augmentation progressive du prix de la main-d'œuvre, il faut nécessairement, avant d'adopter une amélioration quelconque, l'étudier avec soin dans ses conditions économiques, pour se rendre compte, avec certitude, si les frais supplémentaires qu'elle doit occasionner, n'absorberont pas, et au delà, le développement probable de production qu elle est susceptible de fournir.
Dans la précédente édition, j'avais décrit trop longuement (pag. 428 et suivantes) un procédé autour duquel on avait fait grand bruit il y a vingt-deux ans de cela, et qui n'avait pas tenu, bien s'en faut, les promesses de son inventeur. Mes amis m'ont fait remarquer avec raison qu'il était inutile de rappeler à nouveau l'attention sur un procédé tombé justement dans l'oubli, alors que, limité par le cadre de cette étude, je suis obligé de ne consacrer que quelques mots à d'autres procédés recommandables et qui ont déjà fait leurs preuves dans toute l'étendue du vignoble français.