‹ Les Vignes follesChapitre 11 sur 28 · LYDIA · texte numérisé non relu

LYDIA

0 mon père , sous la feuillée , J'ai vu Lydia qui dormait; Mon âme alors s'est éveillée Avec l'amour qu'elle enfermait.

Mes yeux n'avaient jamais encore , Sous le voile des vêtements, Vu cette neige qui décore Ses membres souples et charmants,

Que L\dia nie semble belle !

Laissant flotter leur or vermeil, Ses cheveux , dont l'onde ruisselle , Lui font un manteau de soleil.

Sa poitrine , comme la mienne , Ne va pas en s'aplanissant , Et sa gorge marmoréenne Monte , monte en s'arrondissant:

C'est comme une double colline, C'est comme un arc aventureux Qu'un double bouton illumine , Rose , à la bouche savoureux ;

Et, sur son ventre dur qui brille, Satyre aimé de Pan , je vois Encoi' l'ombre qui l'éparpillé Comme la mousse au pied des bois !

Lydia s'éveilla confuse;

Moi , je m'enfuis le trouble au cœur ;

Depuis, le sommeil me refuse

Ses dons, et je tombe en langiKMir.

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