Paris, Marne* Del BU nay, ittSa. ln
TYPE DECmVAIN BILIEUX
VOUS voyez un homme occupé à jeter des pierres dans les propriétés de Balzac, du bibliophile Jacob et de Sainte-Beuve :
11 y avait autrefois une littérature en France!
Une littérature, ce n'est pas les Contes drolatiques, véritable combinaison chimique de Rabelais, de Boccacc et de la reine de Navarre; ce n'est point du moyen Sge distillé en poussière de mots comme il en pleut dans nos remouleurs de Walter Scott... Ce n'est pas non plus... J'allais vous parler de Joseph Dclorme et autres... Respect aux morts !
Où en est donc notre pauvre littérature?
A en croire d'Anglemont, ce sont des reflets morbides que projettent les lettres sur la société de i83o:
Si, puisquo aujourd'hui votre lltlératurs est sans couleur, fausse, exotique, votre lociété ost donc nécessairement soumise à de funestes influences. 11 y e trois ans voui avez renversé la règle des trois unités : quel est le théâtre qui vous reste? Il y a deux ans vous avez sapé la base essentielle dei trois pouvoirs : quel est le gouvernement qui vous reste ?
Je ne cite pas sans but des morceaux de cette médiocrité rancuneuse, fatigante dans ses plaintes contre les hommes de son temps. D'Anglemont servira de trait d'union pour marquer l'emploi de la lyre par les poètes à l'époque où il débuta dans les lettres.