‹ Les vignettes romantiquesChapitre 28 sur 104 · HOFFMANN · texte numérisé non relu

HOFFMANN

Avec Gœthe et Bûrger, le conteur Hoffmann préoccupa particulièrement les romanciers et les dessinateurs. Trois éditions parisiennes parurent à quelques années de date, celle de Loêve- Weimar, celle de Théodore Toussenel, celle d'Henri Egmont, toutes trois illustrées de vignettes et de frontispices dus aux maîtres en vogue. Tony Johannot fut appelé naturellement par Renduel; Féditeur Jules Lefebvre choisit Ziegler pour la couverture ornée de son édition ; Camille Rogier dessina pour le libraire Camuzeaux des encadrements de couleur destinés à relever des vignettes sur acier un peu trop embourgeoisées par le graveur.

La traduction de Loêve-Weimar se recommandait en outre par un portrait d'Hoffmann, gravé par Henriquel-Dupont, graveur classique, qui jamais n'avait prêté son concours à Tornementation d'une publication romantique.

De combien de faussetés est coutumière l'iconographie, c'est ce que savent ceux qui, consultant une collection de portraits relatifs à un même personnage, se trouvent parfois en face d'images sans aucuns traits de ressemblance entre elles. Est-ce parce que le public n'admet pas qu'un personnage célèbre soit doué d'une physionomie calme et régulière? Je crois plus volontiers que certains artistes, incapables de rendre la finesse des traits de leur modèle, se laissent aller à une fâcheuse facilité et prêtent une physionomie toute conventionnelle au poète; adoptant une sorte

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